31 janvier 2009

Paris, ville lumière que tout le monde nous envie...

Qu’on le veuille ou non, Paris est sale, dangereuse et violente. C’est son charme diraient certains, moi je trouve ça surtout froid. Pas dans le sens des hôpitaux, des chambres stériles ou des sas de sécurités. Non. Froid.
Ça bouge et pourtant, cela ne vit pas.

C’est une ville d’hystériques. Au prime abord, ça s’aguiche sans se toucher, ça ne supporte pas le moindre contact alors qu'on se les gèle. Puis, derrière, ça fornique dans les chiottes en se gavant de coke, ça parle de soirée gode au Bains Douche et de sperme collé aux rideaux lors de la soirée Fist&Co au Baobab Club. Moi, quand on me le dit, ça me fait doucement rigoler.
Ils essayent d’échapper à la morosité ambiante. A leur vie qui recommence chaque jour avec le métro comme vecteur d’espoir. Regardez-les, ils font tous la gueule. Et si par malheur un se fait agresser, c’est à celui qui baissera le plus la tête qui gagnera. Ils s’entassent et ne regardent personne. Leur métro, leur boulot, leur vie.

Tu arrives comme un cheveu sur la soupe avec ta tête d’azuréen et tes habits d’azuréen. Et tu es capté à deux milles. Toi, t’essayes de miner leurs mimes (ou l’inverse) et tu n’y parviens pas. C’est écrit sur ta gueule : Étranger. Ils sont fades malgré leur farde. Toi, tu essayes un masque qui ne te va pas car même si tu n’aimes pas le contact, tu aimes les gens.
L’exercice le plus difficile est d’être humain. Un vendeur te remercie quand tu le regardes vraiment dans les yeux. Les gens voient que tu es heureux. Pourquoi ? Tu ne le sais même pas. C’est peut-être parce qu’un tournant arrive, et que tu préfères sourire une dernière fois avant de l’appréhender. Il cache peut-être un poids lourd.

Il y a également d’autres choses qui te soutiennent, une date qui approche, des sourires, des rires, un stage avec des gens vivants ou un accompagnement virtuel. Ici, tout est bon à prendre parce que le froid vient des parisiens qui ont oubliés leurs racines pour devenir aussi pâle que les murs du métro. Ils ne sont pas sales, non. Ils sont invisibles.

"Paris, ville de culture et de vie,
Ville lumière que tout le monde nous envie"
Tryo - Paris

28 janvier 2009

1er Jour

A bord d’un vaisseau de fer, les regards se croisent mais ne se comprennent pas. Tout parait irréel, de la coque au monde qui défile sous les yeux des passagers. La projection est impossible car rien n’est encore ancré. Alors je regarde et ressens ce qui existe vraiment.

Certains voyageurs usent du papier imprimé tandis que d’autres s’escriment à ouvrir des paquets contenant des gâteaux. J’observe ce cliquetis dans un silence de rigueur, celui de quelqu’un qui quitte. Absent, je vole bien plus haut que ce vaisseau qui viole le ciel. D’en haut, je ne peux m’empêcher de regarder en sa direction, ce lieu qui me manque déjà. « Partir, c’est mourir un peu ». J’y laisse un cœur.

21 décembre 2008

Ne sois pas vulgaire !

Vous en vous rappelez ?
Moi, je m'en rappelle.

Pour les plus assidus, ceux qui savent tout depuis longtemps. Ceux qui ont lu khrax.blogspot et khrax.skyblog. Ceux qui ont vu une progression rédactionnelle s'échelonner, ceux qui ont toujours ou rien (tout) compris. Rappelez-vous. J'étais exalté par des choses que je fais couramment aujourd'hui.
Avant, une journée de paintball, c'était comme faire quelque chose d'extraordinaire.
Avant, une journée de ski avec mes amis, c'était comme partir à l'aventure.
Avant, une journée avec mon amour, c'était comme m'envoler vers d'autres cieux.
Avant, une journée avec mes amis, c'était sublime.
Avant, une journée avec mes devoirs, c'était la chose la plus horrible de tous les temps.
Avant, j'apprenais. Aujourd'hui, je vis.

Tout se vulgarise.

10 décembre 2008

Souviens-toi des mots

La sentence est dure. Essayer de survivre, sans passer dans le parallèle de la crise en puissance, n'est pas aisé. Les vérités m'assaillent et je reste bêta, béant, dans les miasmes de ma haine. Cela ne fait que confirmer ce que je détectais, ce flou artistique se lève enfin pour faire apparaître le doute. La confiance est un enfant capricieux que l'on ménage. Cette confiance est morte, cet enfant est parti. Il n'est pas en train d'hurler, il est parti. Quelqu'un l'a forcé à partir, à grands coups de mots.
Nous ne sommes touchés que par ceux que l'on aime. Ils sont les seuls à pouvoir nous décevoir. Je ne suis pas déçu, seulement anéanti par le présent, qui prend ses racines dans le passé. Tant de mots soutenus comme réel glissent sur la pyramide de la vérité. Exécute-moi, la simple image me fait gerber.
Toutefois, il semble comme nécessaire, vital, la création du vice pour que tout survive ou renaisse. Du temps, des larmes et des regrets ne semblent qu'une solution. La perte comme réalité car sans elle, la gale continue son chemin, dévastant le duo.

Je ne veux pas mourir, pourtant tout y pousse.

Mort latente

Vous êtes coupable ! Coupable de haute trahison envers les instances supérieures. Envers vos Institutions qui vous forment, vous conduisent et vous sécurisent. VOUS êtes en tord.

Votre culpabilité sera sans faille et nous serons là pour que vous n’oubliez pas votre tord. Sachez que nous sommes l’unique source de votre intellect, l’unique source de votre connaissance. Nous sommes tout et partout, vous nous devez la naissance, l’épanouissement et l’allégeance. Regrettez votre acte et fondez en larme durant votre vie et vous serez béni. Choisissez d’assumer et vous devrez vivre votre auto bannissement. Entendez-nous comme la voix de votre subconscient, vivez dans le regret pour survivre dans le présent. Vous avez fauté. Vous payerez le prix de la mort psychique, celle de votre servage.

Vivez ou mourrez. Mais vivez en esclave.

« You are what you take »
Micropoint - Follow the dealer

29 novembre 2008

Chute vers un précipice sans lune

Il y a de ces moments où l’on se trouve insipide, dénué de tout fond. Des connaissances dépourvues de savoir, un physique sans âme ; cette impression de n’être qu’une surface pimpante sans arrières pensées. Incapable de faire des choix, simplement coopérer parce qu’on nous l’a éduqué. Se croire meilleur parce qu’on est mieux entouré, se croire intelligent parce qu’un autre n’a pas regardé le journal. Cette façade pleine de dents, elle poursuit mes rêves d’enfants ; ne pas faire de remous car cela fait des vagues. Un but, celui des rires et des œillades complices, des accolades et des émotions partagées. Ce souvenir de n’être qu’un conglomérat de relations parce qu’on sait sourire quand il faut et parler quand ils écoutent. Parler avec son cœur parce qu’il est la seule chose, la seule chose parce qu’on ne sait pas parler. J’aime rire autant que porter un masque, le masque des douleurs qui tourmentent mon inconscient. Je ne suis pas névrosé, je suis un névrotique. Je ne suis pas en puissance, je suis accompli depuis que l’insipide rempli ma vie.


Être solitaire est une force que les mots ne peuvent comprendre.

20 octobre 2008

L'entrée

« Ce film traite de l’histoire de l’informatique, mais c’est un film historique. »
M. Sobieszczanski, professeur de Science de la Communication.

La fac reprend dans les cliquetis des stylos, les tapotements des claviers des étudiants studieux, les bavardages de fond de classe et les ricanements stupides de blondasses en fin de vie intellectuelle. Les professeurs reviennent avec leurs ordinateurs qu’ils ne maîtrisent pas, leurs cartables défoncés et leurs accents plus ou moins fort.
Les tendances étudiantes s’échelonnent dès les premiers cours pour déterminer leur emploi du temps. Tiraillés entre l’ange et le démon, l’étudiant lambda voit sa volonté défaillir. Il est certain que le démon est plus attirant que le côté ange. Tandis que le démon nous enseigne nos limites et rime avec le dépassement de soi, l’ange fait appel à nos traditions et notre morale. L’étudiant « yoyotte » entre ces deux versions tandis que le temps et les heures tournent. Certains viennent pour écouter, d’autres pour se déculpabiliser de rater un cours alors qu’ils s’adonnent à la culture du Sudoku.
L’été laisse place à l’automne et son manteau jaunit par les bourrasques de vent, les jupes laissent place aux pantalons et leurs tailles plus ou moins basse. Les leggings montrent le bout de leur nez avec en puissance le mensonge et les promesses de belles jambes. L’hiver se prépare avec en son sein l’illusion. L’ostentation comme credo, l’été n’était que le passage des berlines décapotables. La chaleur étouffe dans les maisons tandis que le carton gèle à l’extérieur.

Dans un amphi chauffé par la transpiration de jeunes gens, les rires s’emmitouflent d’une fumée de cigarette, le temps se découpe en pause café, les fins d’années transcendent les crises de stress et les discussions endossent leur fardeau de pathos.
La rentrée a fait son entré.

01 octobre 2008

Le détail qui tue

"Arrête, ça tue"
Etudiant en phase terminale
La mode est absurde. Pourtant, de nombreuses personnes s'y adonnent afin de trouver leur look. Nous étions dans la moyennisation, nous sommes dans la standardisation des outils de l'unique. En effet, nous nous habillons généralement tous pareil avec LE détail qui fait nous rend unique. En ce moment, nous avons le plaisir du détail sur la boucle de ceinture. Aujourd'hui, j'ai eu le droit à une cassette audio style 1990 des beatles et une manette de Nintendo. A quand les souris d'ordinateur, des animaux morts ou des poils pubiens. La révolution est en marche.

02 septembre 2008

Dieu créa le monde en sept péchés capitaux


L'Homme a créer Dieu qui à son tour a créer l'Homme. Nous ne pouvons lutter contre les évidences. Surtout si elles émanent de notre volonté. De la perfection du chiffre sept, nous le diabolisons dans les sept péchés capitaux. Nous sommes des paradoxes ambiants entre perfection et dégoût, excellence et abomination, imagination et réalité.

Il y a des choses contre lesquelles nous ne pouvons lutter car elles incarnent [mentalement] une forme de perfection. Nous ne sommes pas en mesure de nous battre puisque la réalité nous échappe complètement. Ces images s'ancrent, et malgré l'affirmation de la réalité, l'expérience non consommée nous bloque. Ajoutons à cela des commentaires sur les images et la cuissons est terminée. Nous ne luttons pas contre Dieu parce que nous n'en avons pas l'expérience: nous pouvons soit y croire, soit le diaboliser, soit nier son existence. Il en demeure une certitude : l'incertitude : "La seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien" Platon. L'image mentale possède cette faculté d'enjoliveur paradoxal. Nous détestons la réalité et pourtant l'image nous séduit, nous laissant anéanti par le doute.

Le stéréotype d'un canon de beauté est un trouble fête. Invisible, mais pourtant permissible et perméable, il embaume notre inconscient martelé de commentaires. Ancrez-le dans un espace réel et expérimenté, vous aurez le sentiment qu'il existe à vos côtés chaque jour. L'imagination nous rie au nez car elle sait que ce n'est que chimère. Pourtant, nous en portant les maux. comme des hypocondriaques. Imaginez un cocktail de star les plus "sexable" et de leur compte en banque.

Le physique compte beaucoup, que personne ne s'y oppose. Le charme possède une vertu bien plus durable. Le compte en banque une vertu universelle. Crescendo. Comme dirait certains généralistes "bien pensants" : "Toute femme est vénale et celles qui ne le sont pas veulent aider le Tiers-Monde". Heureusement que les généralisations ne fonctionnent qu'en y ajoutant du désespoir ou de la bêtise, au choix. Tout homme a ce penchant à la vénalité puisqu'elle préserve du besoin, mais pas de l'ostentation. C'est peut-être le caractère ostentatoire qui me gène dans la vénalité. Ajoutons un peu de bling-bling dans nos miettes de vie.
L'Homme a ses responsabilités dans ce caractère vénal (et non vaginal) à savoir ce désir sans cesse grandissant de protection de l'Être chétif (toute femme a un oscar qui dort), etc. Bref, cette tradition qui est loin d'être finie, valeur héritée de la bourgeoisie (séduire par son compte en Banque).

Dieu avait en lui toutes les perfections si bien qu'il créa l'homme à son image : réel et pauvre par nature. En se regardant de plus près, conjuguant à cela notre faculté d'imagination et psychopathologie, nous pouvons affirmer que l'homme a créer Dieu à son image : inexistant et riche par nature.

"La réalité est une chose qui ne se comprend pas, elle s'expérimente."

28 août 2008

Je suis nu sous mes vêtements

Le mois d'août est le mois qui présente, statistiquement, le plus d'activité sexuelle. On y rajoute les beaufs, les derniers vacanciers et les premiers retours. Août est un mois exécrable où se côtoie sueur et néant intellectuel. De toutes les manières, qui souhaite réfléchir lorsque le mercure affiche 32 °C ?

Cela m'étonne de voir que l'activité sexuelle est [soit disant] la plus élevée (les statistiques sont les statistiques). Tout est déjà consommé puisque nous sommes dans le deuxième (juin n'étant pas compté) mois de l'été. Réfléchissez : c'est la panique, tout le monde a froid durant l'hiver, les corps les plus chaud sont dans des manteaux, les seins les plus fermes sont dans des pull-over et tout le monde ne pense qu'au macabre et au pathos miévreux. Le printemps arrive, ça batifole dans les près sans mesurer l'impact d'une rencontre charnelle dans une fourmilière, tandis qu'approche l'été. La saison du "muy caliente" où les corps dénudés rythment les soirées et les plages azuréennes. Tous ces corps, début juillet, ne sont plus des premières mains et si nous suivons la conjoncture, une fois le produit de la chasse consommée (je ne parle pas de sentiments, seulement de trophées), la fièvre de l'été s'éteint peu à peu jusque fin août. ET POURTANT !

Pourtant, ça continue l'exode poilue jusque fin août, dans la sueur et la crasse. Mon désir sexuel est au plus bas durant ce mois (il fait trop chaud pour travailler, je manque de Tropico !) tandis que le monde s'astique comme s'il était en période de reproduction. Mettons la faute sur le soleil qui, s'étant rapproché de la terre, nous donne le canc... heu... la peau dorée et fraîchement huilée.

Tout ça pour dire quoi ? Simplement rappeler qu'à partir de 21 ans, nous commençons à vieillir et que le pic de la libido est passé. Triste constat.

26 juillet 2008

A trop...

"Ça pompe trop d'énergie d'être quelqu'un d'autre, c'est déjà difficile d'être soi même et de dire ce qu'on pense"
Nneka


A trop jouer des rôles dans le passé, on a du mal à être soi.
A trop penser à l'autre, on a du mal a penser à soi.
A trop vouloir être un autre, on le devient jusqu'au jour où tout revient comme un retour de pédale.
A trop vouloir, à trop jouer, à trop penser, on perd une partie de la réalité. La sienne.

"J'veux que tu me mentes !"

"J'veux que tu me mentes"
Lynnsha


D'une catastrophe désolante de mièvrerie, nous arrivons toujours à tirer ce que nous souhaitons entendre, tout comme dans un horoscope.

"J'veux me sentir unique donc je veux que tu me mentes"
Lynnsha


Cette volonté d'unicité est la source de confiance de l'humain. Être unique aux yeux de son partenaire de jeu coquin et autres frivolités tendancieuses est sûrement ce que nous recherchons tous. Puisque nous sommes tous égaux face à la mort, nous avons ce besoin primaire de se sentir unique, d'autant plus dans l'amour. Lynnsha l'a bien compris... mais vouloir le mensonge plutôt que la vérité est une volonté de dé responsabilisassions couplée d'une bêtise grasse : "dis-moi tout ce que je veux entendre".
Puis nous enchaînons avec Christophe Maé et sa célèbre chanson : qu'on s'attache. Ne nous attachons pas pour mieux s'apprécier ? Quel gâchis... Attachons -nous pour mieux jouer avec toute la confiance dont on peut faire preuve. Laissons la malice faire son office sans avoir mal au cœur.

Changeons de sujet. Tom Cruise me fait des gargouillis dans le bas du ventre dans Collisions. Il joue bien et précis, rythmé par des réflexions psychologiques décentes. Action ! est le maître mot de ce thriller. Arrêtons de se mettre des masques et des obstacles, nous avons déjà prouvé notre valeur.

Changeons de sujet. Le couple est un méticuleux jeu de séduction. Tout réside dans cette limite facilement franchissable du "rien est acquis et pourtant je te sais acquis(e)". Du regard aux vêtements, de l'amour à la baise, tout fonctionne sur une séduction totale. Mais lorsque les deux corps, les deux esprits s'affranchissent de cette fonction, c'est soit pour ne former qu'un, soit pour mourir. La séduction de couple est un jeu : trop jouer rend las, le trop peu rend mou. Un savant dosage. Tout comme la domination.

Changeons de sujet : je n'ai pas réussi à épouser les formes d'un texte précis. Je n'en avais pas la volonté car un thème précis ne s'était pas imposé de lui-même. Seulement la volonté d'écrire, de m'écrire, de l'écrire, de s'écrire. Je m'écrie et pourtant reste sourd à la musique du clavier. "Faites attention aux aphorisant et aphorisés" disait ma professeur d'expression et communication, je suis simplement euphorisé aujourd'hui, tout autant que demain.

Je ne veux pas jouer avec les sentiments, seulement avec les émotions.

20 juillet 2008

Le cancer du bidou

La jalousie ne sert à rien d'autre qu'avoir un ulcère à l'estomac ou un cancer prématuré du colon. Elle ne fait qu'une unique chose : peur. A quoi cela sert de se ronger les sangs lorsque l'on sait pertinemment que l'on a et que l'on n'aura jamais aucun contrôle sur la personne. Ce postulat admis, nous n'avons plus qu'à faire de deuil de cette grande dam(n)e qu'est la jalousie.
Tous les scénarios sont imaginables, et nous devenons des cinéastes accomplis avec toute la panoplie du parfait film érotique, porno ou du véritable thriller. Nous sortons des plans magnifiques, des scènes palpitantes pour un public de névrotiques à tendance schizophrénique : nous-mêmes. Il ne suffit qu'à connaître le passé de sa Juliette pour commencer les convulsions ou le pathétique cri primaire (technique qui consiste à appeler sa dulcinée toutes les trente secondes).
Accordons-nous, messieurs, mesdames, à admettre notre impuissance face à ce problème, certes épineux mais incurable à court terme. Dites-vous que vous ne pouvez rien faire et que toute caresse, tout baiser ou rictus coquin ne sera qu'un mirage dans un océan de buée : seul le néant vous accompagnera. Alors, oubliez ce qui arrive pour vous concentrer à autre chose. Vous ne pouvez rien faire.

Une chose vous permettra de mieux comprendre ce phénomène : la jalousie provient du manque de confiance en soi, et non en l'autre. Si l'autre prend le soin de gonfler cette confiance, plus rien ne peut vous arriver car vous vous sentirez imbattable, le Jules ou la Juliette : un pas-n'importe-qui. Toutefois, si vous gonfler la confiance de l'autre par des maximes ou des actions, sachez que vous aurez peu de retour : la confiance est un sens unique. Il faut pouvoir faire chavirer cette confiance en dominant certaines situations, sinon, vous serez au pied du mur. Un conseil : sachez tenir votre langue, le silence possède des vertus pédagogiques. En effet, lorsque l'un se tait, l'autre voit sa confiance diminuer et ainsi, va devoir gonfler la confiance de l'autre ayant comme objectif un ping-pong d'impression (du "don contre don" émotionnel).

Sachez toutefois que ce n'est pas en connaissant les techniques que l'on les utilise le mieux. Les analystes sont des monstres pour autrui, des brebis pour eux-mêmes.

Résumons la situation :
  1. Vous ne pouvez rien faire,
  2. La confiance provient du manque de confiance en soi,
  3. Gonfler la confiance est un sens unique,
  4. Avoir confiance en soi, c'est avoir confiance en l'autre.
Après toute cette débauche sociologique, il est temps de vous atteler à cette rude tâche qu'est l'abandon de contrôle. Sachez une chose : Si votre Jules ou Juliette est avec vous, c'est simplement parce que vous avez un truc en plus que les autres. Souriez, les gens n'aiment pas les jaloux.

14 juillet 2008

La honte est une forme d'empathie

Le monde ne tourne pas rond. La schizophrénie est à son comble, les déviances comportementales face à un objectif atteignent leur paroxysme, la bêtise humaine est à l'état brut... Heureusement que les individus veulent se montrer. J'emmerde mon empathie !

http://www.youtube.com/user/Scalarburn

Je n'aime pas les sens uniques

Trois jours consécutifs que je vois le jour se lever. Je ne suis pas toujours sobre, mais toujours anxieux de ne pas assez dormir. Une constante : le plaisir.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un levé de soleil. Il est trop tôt. Alors on imagine l'inverse d'un couché avec des tons rosés et la gueule enfariné des passants qui s'empressent d'aller travailler au milieu des vestiges de soirées bien arrosées. Les yeux piquent et la bouche est pâteuse, mais c'est beau. Quand on pense qu'une boule d'hydrogène nous illumine à 149 millions de kilomètres, on se sent con. Surtout lorsqu'on pense qu'on a oublié son écran total. L'humanité fabrique la bombe H tandis que le soleil fabrique des coups de soleil. La nature reprend ses droits sur les crèmes solaires. Le matin est la drogue du vieux. Le jeune se contente de vivre à partir de midi. Il se rendra compte plus tard qu'il a perdu trop de temps.

Le temps, il passe lentement lorsqu'on se sent con ou impuissant. On ne repense pas à sa vie avant de se faire faucher par une voiture, on pense "merde". Je hais les sens uniques. Je hais cette situation où le chemin est arpenté par un chauffard tandis que le piéton est passif. J'aime pourtant conduire vite. Pourtant, j'ai horreur de faire cavalier seul, il n'y a pas d'enjeux dans une course à sens unique.

10 juillet 2008

L'excès, c'est avoir la certitude qu'on en fait trop

"L'excès de liberté ne peut tourner qu'en excès de servitude pour un particulier aussi bien que pour un état."
Platon - La République


C'est étrange d'avoir peur d'une chose qui nous apparaît soudainement tandis qu'on l'appréhendait avec confiance. Avoir la certitude d'exister avec la certitude de ne rien contrôler. Le contrôle est une forme de confiance en soi et lorsqu'on est bousculé de ce paquebot, on essaye de survivre au milieu de la houle. Il n'y a pas de requins.

"Chercher son côté diabolique". Si faire apparaître ce côté n'était simplement qu'une couverture pour mieux y blottir sa vie. C'est tellement plus simple de vivre en extrême plutôt qu'en cadre, même si ce sont les cadres qui font les frustrés et la liberté totale de volonté qui font les éclatés. Je n'aime pas les stéréotypes, ils me rendent tiède, j'aime la lueur et la différence dans ces combats de masse. J'ai horreur de la banalité, quoi de plus banal qu'un stéréotype ?
Je vis ainsi parce que j'aime cette vie là. L'excès m'ennuie. "Un con d'économiste a dit un jour : Trop d'impôt tue l'impôt". Trop de trop, ça fait toujours trop. Et le trop est banal. Je me contente de ce que j'ai et ce que je peux avoir. Il suffit de le vouloir.

Ai-je la méconnaissance de vivre le chemin parental ? J'en doute. Mon père musicien et ma mère ont eu des vies d'excès. Je prends le chemin inverse pour les contredire et imposer un choix de différence total ? Non. J'ai pris la main de l'excès pour essayer de voir si cela me plaisait. Néant. Je préfère les courtes jouissances plutôt que les longues monotonies. Je préfère rester sur ma faim qu'avoir fait le tour de la question.
Ma vie est un bout de chocolat dans une enveloppe.

27 juin 2008

bienvenu

Donner un câlin, entendre l’amour, me savoir petit, retrouver la sensibilité, pleurer, ranger ma chambre, le tabasser, aider les gens, savoir qu’elle pleure, écrire, manger un magnum aux amandes, boire beaucoup trop, perdre la mémoire, changer de pays, avoir mes amis autour de moi, être publié, faire du sport, être surpassé, écouter des conseils, attendre le silence, sentir l’air frais, crier fort, finir ce que je suis en train de lire, regarder un animé, aller à la fac, trouver un avenir, sentir que j’ai peur, rire fort, être pris en photo, souligner le passé, ne rien regretter, sentir la pluie, devenir bronzé, avoir une fille que je désire, être fier, les regarder s’amuser, croire en l’homme.
Bienvenu dans la prison de mes envies.

26 juin 2008

Salut, moi c'est néant...

Moi je, et toi tu je ? Car quand je, tu je. Si on je, où va le jeu ? Pour le moment, il s'enterre derrière le ping-pong des égoïsmes ou des ego de chacun. Je, set et match.

J'aime bien ces dialogues de sourds où les deux interlocuteurs parlent dans le vent car chacun attend son tour. J'ai l'impression de voir deux aveugles qui décrivent une photographie.

Un jour, il m'a dit qu'il avait besoin de se sentir écrasé intellectuellement. Je le comprends maintenant. C'est si important de se dire que la personne en face de nous peut nous apprendre des choses sur nous, sur vous, sur je ou sur tu. Cette personne qui va nous émerveiller car elle va nous rendre humble. J'en ai marre de tenir la barre, j'ai envie de chavirer.
Aimer la faciliter autant que la haïr. Les commandes m'emmerdent, j'ai l'impression que c'est trop facile. Pourtant, dès que cela devient difficile, j'arrête tout de suite. Je ne veux pas de difficultés, je voudrais être hagard. Sentir qu'on se comprend et que tout est joué dans notre incertitude.

"J'en ai marre des choses tièdes en ce moment, du blabla trop commun qui me laisse chaud. J'aime la froideur des raisonnements."

23 juin 2008

"Scier la branche sur laquelle je suis assis". Stup

"Les gens qui jugent les gens aux premiers abords ont tords"
Stupeflip


Une ère vient de se terminer, Death Note est arrivé à terme.

Cet anime est un hymne à la manipulation et à l'intelligence. Cela peut sembler "trop" parfois, mais à y songer, tout est parfaitement plausible. J'aime cette série, comme si parfois, on s'y reconnaîtrait en monstre.
Mon portable s'est déchargé de tous ses sms. Tic tac. L'heure tourne ; je n'aime pas les confessions.

"Juger les faits et comprenant la sensibilité". C'est un mensonge. Nous jugeons les gens, quoi qu'en en dise et nous jugeons leurs faits. C'est humain.
Nous pouvons taire ces jugements, mais quelquefois, il tue quelque chose. Alors pour exorciser, on essaye de parler et de le dire. Mais... souvent, on se heurte à l'ego ou à la spontanéité. Ne pas prendre le temps à la réflexion, à envisager toutes les possibilités, à faire preuve d'empathie ou simplement se heurter à un passé, sont des chemins rapidement empruntés.
Après avoir craché le morceau à la personne concernée, on se sent bête : "J'ai livré une partie de mes pensées à quelqu'un qui ne m'a pas compris. Il n'est pas à ma place". Je n'aime pas l'orgueil.

Je n'aime pas les confessions. Tic tac. L'heure tourne.

Juger autrui est un fait humain. Juger les faits est un fait raisonnable. Réussir à les séparer fait preuve de froideur. Les gens sont trop chauds.