30 mai 2009
En impesanteur
A moitié dedans, à moitié dehors. Ce liquide si familier m'entoure, m'encercle, m'embaume. Lui qui peut devenir ami ou ennemi m'étourdit. Je rame, patauge ou m'amuse, glisse sans difficulté. C'est étrange de voir qu'une chose si légère puisse devenir soudainement lourde lorsque les muscles se raidissent. Un plaisir.
Je m'amuse à voir mon monde comme une piscine rempli d'eau claire. On y nage le crawl, tête tanké vers le fond, le corps en mouvement, la respiration rythmée. Un faux mouvement et l'on peut boire la tasse, un bon mouvement et nous glissons d'autant mieux. Il n'y a pas de muret, simplement le souvenir d'une tasse ou d'un glissement et un futur à pourvoir.
Je flotte ou coule et les yeux ouverts sous cet océan, je plane. Les forces, je m'en fous. Je ne gagne plus, je ne perds plus, je nage simplement.
19 avril 2009
A chaque minute...
Ça veut dire quoi banal ?
Le suis-je ? L'êtes-vous ? Le sommes nous ?
Finalement, c'est quoi ça ? Pourquoi en avons nous si peur ? Pourquoi certains couples meurent à cause d'un quotidien mal digéré ? Pourquoi ? Pourquoi...
Finalement, la banalité, c'est vouloir toujours un avenir plus rose. Et penser que son passé était plus vert. A vivre ainsi, on en oublie l'essentiel... vivre le présent.
Notre quotidien devient banal quand... on le devient soi-même.
Un baiser dans le cou, un bain à deux, sentir le parfum de l'autre, l'observer s'habiller, goûter à sa peau tendre, regarder l'autre se coiffer ou sourire. Prendre le temps de s'asseoir sur le rebord de la fenêtre ou se prendre par la main. Faire une ballade qui n'a pas de but, rire sur une connerie, s'embrasser au bord de l'eau, prendre un café ou sombrer dans le sommeil. Sentir la tête de l'autre contre soi, ses bras qui nous entourent, son cœur qui bat, ses cheveux nous piquer le dos, son haleine matinale. Attendre son coup de téléphone, un message, une envie, un mot dans une lettre ou une lettre. Manger, boire, dormir, rire, crier, se bagarrer, parler, sourire, regarder, écrire, rêver, l'autre... c'est le quotidien. Et il n'est pas banal.
Nous le rendons banal en ne regardant plus. On laisse filer les minutes sans prendre le temps de goûter à chaque seconde le bonheur d'être avec, ou loin de l'autre.
Ici, on étouffe car on ne vit plus les minutes. On les observe passer.
Le suis-je ? L'êtes-vous ? Le sommes nous ?
Finalement, c'est quoi ça ? Pourquoi en avons nous si peur ? Pourquoi certains couples meurent à cause d'un quotidien mal digéré ? Pourquoi ? Pourquoi...
Finalement, la banalité, c'est vouloir toujours un avenir plus rose. Et penser que son passé était plus vert. A vivre ainsi, on en oublie l'essentiel... vivre le présent.
Notre quotidien devient banal quand... on le devient soi-même.
Un baiser dans le cou, un bain à deux, sentir le parfum de l'autre, l'observer s'habiller, goûter à sa peau tendre, regarder l'autre se coiffer ou sourire. Prendre le temps de s'asseoir sur le rebord de la fenêtre ou se prendre par la main. Faire une ballade qui n'a pas de but, rire sur une connerie, s'embrasser au bord de l'eau, prendre un café ou sombrer dans le sommeil. Sentir la tête de l'autre contre soi, ses bras qui nous entourent, son cœur qui bat, ses cheveux nous piquer le dos, son haleine matinale. Attendre son coup de téléphone, un message, une envie, un mot dans une lettre ou une lettre. Manger, boire, dormir, rire, crier, se bagarrer, parler, sourire, regarder, écrire, rêver, l'autre... c'est le quotidien. Et il n'est pas banal.
Nous le rendons banal en ne regardant plus. On laisse filer les minutes sans prendre le temps de goûter à chaque seconde le bonheur d'être avec, ou loin de l'autre.
Ici, on étouffe car on ne vit plus les minutes. On les observe passer.
18 avril 2009
Les phrases d'une phase sont toujours belles
Une amie m'a dit :
"En un mois, il m'a changé. Il est tout le contraire de mon passé. Il est parfait : galant, drôle, il m'écoute quand je lui parle, sensuel, tentateur, ... J'ai repris espoir grâce à lui.
Là, il est parti pour un mois. Il a préféré qu'on se quitte car il savait qu'il n'allait pas être sérieux là bas. Il m'a dit qu'il voulait qu'on reprenne les choses dans l'ordre a son retour, qu'il ne voulait pas faire le connard et me manquer de respect. Puis il a dit ces mots qui résonne encore : "tu sais ce que je pense de toi, je n'ai que toi en tête et ce que je veux vraiment, là, c'est te revoir a mon retour".
Ce soir, j'avais la proposition d'un plan cul. J'ai refusé. Je ne pouvais pas. Je ne veux pas passer à côté de lui pour un vulgaire plan cul. Non. J'ai changé. J'ai pris trop de claques avant. Je crois que je l'aime. Tu me disais qu'attendre, c'est le propre de l'Amour. Alors je crois que je l'aime.
Lui qui ne s'attache pas, il m'a dit : "tu me rends fou... j'suis comme un gosse... j'te fais pleins de compliments, c'est pas normal." Puis il a ajouté : "je t'aime vraiment bien, c'est ça le problème".
Arthur, j'ai envie de croire à ses mots."
Je ne pouvais pas garder ces mots pour moi.
C'est tellement beau. Quand une fille devient une femme.
"En un mois, il m'a changé. Il est tout le contraire de mon passé. Il est parfait : galant, drôle, il m'écoute quand je lui parle, sensuel, tentateur, ... J'ai repris espoir grâce à lui.
Là, il est parti pour un mois. Il a préféré qu'on se quitte car il savait qu'il n'allait pas être sérieux là bas. Il m'a dit qu'il voulait qu'on reprenne les choses dans l'ordre a son retour, qu'il ne voulait pas faire le connard et me manquer de respect. Puis il a dit ces mots qui résonne encore : "tu sais ce que je pense de toi, je n'ai que toi en tête et ce que je veux vraiment, là, c'est te revoir a mon retour".
Ce soir, j'avais la proposition d'un plan cul. J'ai refusé. Je ne pouvais pas. Je ne veux pas passer à côté de lui pour un vulgaire plan cul. Non. J'ai changé. J'ai pris trop de claques avant. Je crois que je l'aime. Tu me disais qu'attendre, c'est le propre de l'Amour. Alors je crois que je l'aime.
Lui qui ne s'attache pas, il m'a dit : "tu me rends fou... j'suis comme un gosse... j'te fais pleins de compliments, c'est pas normal." Puis il a ajouté : "je t'aime vraiment bien, c'est ça le problème".
Arthur, j'ai envie de croire à ses mots."
Je ne pouvais pas garder ces mots pour moi.
C'est tellement beau. Quand une fille devient une femme.
14 avril 2009
...
Tu me fais la bise et demande à me voir. Faire bonne figure. Tume souris et me tape dans le dos en me disant de me joindre à eux. Jouer avec moi et rire ensemble.
Moi qui m’attendais à une tape dans le dos, j’y reçois un couteau. Une attaque qui perce à jour tes comportements et qui me blesse, profondément. J’avais du respect, de l’estime et de la sympathie pour toi.
Ma confiance n’est pas chère. La reconquérir a un autre prix.
Tu ne récolteras que mon mépris.
On n’oublie jamais ses cicatrices.
Moi qui m’attendais à une tape dans le dos, j’y reçois un couteau. Une attaque qui perce à jour tes comportements et qui me blesse, profondément. J’avais du respect, de l’estime et de la sympathie pour toi.
Ma confiance n’est pas chère. La reconquérir a un autre prix.
Tu ne récolteras que mon mépris.
On n’oublie jamais ses cicatrices.
Bilan
Ou est-ce que j’en suis ?
Faisons le bilan.
Je n’ai jamais souhaité être astronaute. Non. J’étais plutôt engagé dans la police. J’ai toujours voulu faire parti de l’élite de la gendarmerie : le GIGN. Aujourd’hui, je finis ma troisième année de licence en communication.
J’ai toujours souhaité être différent des autres. Unique. Je me voyais défiguré et porter un masque blanc sans expressions, les gens m’aimeraient pour ce qu’il y a dans la tête et ce mystère qui entoure mon identité. J’ai souhaité être musicien ou avoir des supers-pouvoirs, être un génie pour être détesté des foules, gymnaste de haut niveau ou jouer divinement d’un instrument. Aujourd’hui, je ne joue pas d’instrument, mais j’ai commencé à me muscler. Je n’ai pas de supers-pouvoirs ou ne porte pas les stigmates d’un grand accident. Je ne sors pas de la masse, je suis vous… avec mes spécificités. La seule chose que j’ai réussie est le paintball. Derrière un masque, je suis tout sauf la masse. Je suis vraiment moi. Celui qui a confiance en lui. Tout disparaît derrière ces lunettes. Je me tiens droit et fier. Comme dirait un australien qui travaille avec moi : « You got balls dude ». Ouais.
Les années collèges ont forgé ma solitude. Je n’existais pas. J’ai appris à l’aimer et à construire une bulle solide. Les filles n’étaient pas ma priorité, mais je ne cessais de les observer. Aujourd’hui, j’observe toujours. J’ai démultiplié ma bibliothèque d’émotions et vérifié plusieurs théories. J’ai cette aptitude à lire certaines personnes. A savoir comment me comporter quand la raison est présente. J’ai aussi à développer ma sensibilité. Trop parfois. Un jour, une de mes anciennes copines m’a dit : « pourquoi tu ne me dis rien ? Tes sentiments, quand ça te plaît ? Pourquoi rien ? ». Parce que je me protégeais. Aujourd’hui, j’ai enlevé ces barrières. Mais je dois les reconstruire... différemment.
J’ai toujours eu peur des règles et à m’y conformer. Ne pas sortir du moule de peur d’être remarqué. Je voulais être différent sans agir. Que quelque chose tombe. J’ai appris à fermer ma gueule et à dire oui. Peur des coups, peur des gens, peur de moi. Aujourd’hui, j’essaye de me battre contre moi-même. Avec des réussites et des grandes claques. Une faiblesse latente, une victimisation rapide et souvent agaçante pour mes proches autant que pour moi. Elle a gentiment développé une force sous-jacente de contrôle. Devenir une éminence grise pour être aimé, agir dans l’ombre pour être chouchouté. Manipuler pour devenir le centre. Aujourd’hui, j’en ai conscience.
Plus tard, j’ai appris à aimer, puis à haïr. J’ai aussi appris la passion. J’ai souffert, j’ai fait souffrir. J’ai gagné, j’ai perdu à tous les jeux. J’ai appris le sexe, j’ai appris l’abstinence. J’ai aussi appris à dire non, en ayant peur de la réponse. La vague des sentiments a souvent faussé mes comportements. Je n’assume pas mes coups de gueule car j’ai peur de déplaire. Aujourd’hui, j’apprends à dire non. Le regard des gens m’affecte moins.
Puis, j’ai grandi.
Aujourd’hui, je suis stagiaire dans une agence de pub. Hier, je vouvoyais mes fournisseurs, aujourd’hui je les tutoies et fais des blagues sur les stagiaires. Je souriais aux gens dans le métro, aujourd’hui je me fonds dans la foule pour ne pas être vu. J’ai arrêté de dire pardon quand je rentrais dans quelqu’un et je marche droit. J’ai toujours envie d’être différent sans pourtant agir à l’être. Le souhait d’être unique et parfait. Gommer mes défauts pour devenir une pâte à modeler. Je suis un caméléon socialement, mais une chique dans le couple. J’y travaille.
Un jour, une amie m’a dit : « pourquoi parles-tu constamment de ces filles dans tes nouvelles ? ». Au travers de leur regard, je me sens unique. Différent. Pourquoi s’escrimer à être différent pour le monde quand on l’est pour une personne ? Je ne joue pas le jeu de l’amour. Pourquoi vivre l’amour si c’est pour le vivre à moitié ?
Le paintball m’a également donné cette reconnaissance, mais à une autre échelle. Pas d’amour ici, seulement de la compétition. Être le meilleur sans écraser la concurrence, mais en l’aidant pour qu’elle s’améliore afin de m’améliorer à mon tour. Être quelqu’un quelque part. Savoir ce qu’on fait sans avoir de doutes. Agir, réagir, vivre comme un ange au milieu de la boue.
L’écriture ne m’a pas rendu cette image. C’est commun. Ecrire, c’est simplement poser des mots sur le papier. Tout le monde peut le faire, avec plus ou moins de facilité, de fluidité. C’est un travail. Il ne faut pas avoir peur des mots posés sur un papier. Ils vous racontent. Posez-les, rien que pour vous, vous vous y lirez.
D’où je vous écris, j’ai une vue sur la banlieue parisienne. Je m’habille comme tous les parisiens. Chemise, pull col en V, jean, montre, gel, chaussure discrète, manteau, sac. Il n’y a que ma gueule qui me démarque de la chemise Springfield, mes chaussures smoove, mon pantalon temps des cerises, ma montre Gucci, mon manteau Zara et mon pull Celio. Je suis vous.
J’ai découvert que la culture niçoise était une différence à part entière. Chez nous, nous avons des belles filles et des gens qui ne vivent que par l’ostentation. Nous choisissons nos amis pour leur physique ou leurs compétences. Chaque détail a son importance et sa particularité. La compétition est un art que nous pratiquons au quotidien. Paris, tout diffère.
Aujourd’hui, l’instant a des cheveux blonds et des yeux bleus. Aujourd’hui, j’ai déserté les regards. Je suis comme les autres. Et pourtant…
Jamais je ne le saurais.
Faisons le bilan.
Je n’ai jamais souhaité être astronaute. Non. J’étais plutôt engagé dans la police. J’ai toujours voulu faire parti de l’élite de la gendarmerie : le GIGN. Aujourd’hui, je finis ma troisième année de licence en communication.
J’ai toujours souhaité être différent des autres. Unique. Je me voyais défiguré et porter un masque blanc sans expressions, les gens m’aimeraient pour ce qu’il y a dans la tête et ce mystère qui entoure mon identité. J’ai souhaité être musicien ou avoir des supers-pouvoirs, être un génie pour être détesté des foules, gymnaste de haut niveau ou jouer divinement d’un instrument. Aujourd’hui, je ne joue pas d’instrument, mais j’ai commencé à me muscler. Je n’ai pas de supers-pouvoirs ou ne porte pas les stigmates d’un grand accident. Je ne sors pas de la masse, je suis vous… avec mes spécificités. La seule chose que j’ai réussie est le paintball. Derrière un masque, je suis tout sauf la masse. Je suis vraiment moi. Celui qui a confiance en lui. Tout disparaît derrière ces lunettes. Je me tiens droit et fier. Comme dirait un australien qui travaille avec moi : « You got balls dude ». Ouais.
Les années collèges ont forgé ma solitude. Je n’existais pas. J’ai appris à l’aimer et à construire une bulle solide. Les filles n’étaient pas ma priorité, mais je ne cessais de les observer. Aujourd’hui, j’observe toujours. J’ai démultiplié ma bibliothèque d’émotions et vérifié plusieurs théories. J’ai cette aptitude à lire certaines personnes. A savoir comment me comporter quand la raison est présente. J’ai aussi à développer ma sensibilité. Trop parfois. Un jour, une de mes anciennes copines m’a dit : « pourquoi tu ne me dis rien ? Tes sentiments, quand ça te plaît ? Pourquoi rien ? ». Parce que je me protégeais. Aujourd’hui, j’ai enlevé ces barrières. Mais je dois les reconstruire... différemment.
J’ai toujours eu peur des règles et à m’y conformer. Ne pas sortir du moule de peur d’être remarqué. Je voulais être différent sans agir. Que quelque chose tombe. J’ai appris à fermer ma gueule et à dire oui. Peur des coups, peur des gens, peur de moi. Aujourd’hui, j’essaye de me battre contre moi-même. Avec des réussites et des grandes claques. Une faiblesse latente, une victimisation rapide et souvent agaçante pour mes proches autant que pour moi. Elle a gentiment développé une force sous-jacente de contrôle. Devenir une éminence grise pour être aimé, agir dans l’ombre pour être chouchouté. Manipuler pour devenir le centre. Aujourd’hui, j’en ai conscience.
Plus tard, j’ai appris à aimer, puis à haïr. J’ai aussi appris la passion. J’ai souffert, j’ai fait souffrir. J’ai gagné, j’ai perdu à tous les jeux. J’ai appris le sexe, j’ai appris l’abstinence. J’ai aussi appris à dire non, en ayant peur de la réponse. La vague des sentiments a souvent faussé mes comportements. Je n’assume pas mes coups de gueule car j’ai peur de déplaire. Aujourd’hui, j’apprends à dire non. Le regard des gens m’affecte moins.
Puis, j’ai grandi.
Aujourd’hui, je suis stagiaire dans une agence de pub. Hier, je vouvoyais mes fournisseurs, aujourd’hui je les tutoies et fais des blagues sur les stagiaires. Je souriais aux gens dans le métro, aujourd’hui je me fonds dans la foule pour ne pas être vu. J’ai arrêté de dire pardon quand je rentrais dans quelqu’un et je marche droit. J’ai toujours envie d’être différent sans pourtant agir à l’être. Le souhait d’être unique et parfait. Gommer mes défauts pour devenir une pâte à modeler. Je suis un caméléon socialement, mais une chique dans le couple. J’y travaille.
Un jour, une amie m’a dit : « pourquoi parles-tu constamment de ces filles dans tes nouvelles ? ». Au travers de leur regard, je me sens unique. Différent. Pourquoi s’escrimer à être différent pour le monde quand on l’est pour une personne ? Je ne joue pas le jeu de l’amour. Pourquoi vivre l’amour si c’est pour le vivre à moitié ?
Le paintball m’a également donné cette reconnaissance, mais à une autre échelle. Pas d’amour ici, seulement de la compétition. Être le meilleur sans écraser la concurrence, mais en l’aidant pour qu’elle s’améliore afin de m’améliorer à mon tour. Être quelqu’un quelque part. Savoir ce qu’on fait sans avoir de doutes. Agir, réagir, vivre comme un ange au milieu de la boue.
L’écriture ne m’a pas rendu cette image. C’est commun. Ecrire, c’est simplement poser des mots sur le papier. Tout le monde peut le faire, avec plus ou moins de facilité, de fluidité. C’est un travail. Il ne faut pas avoir peur des mots posés sur un papier. Ils vous racontent. Posez-les, rien que pour vous, vous vous y lirez.
D’où je vous écris, j’ai une vue sur la banlieue parisienne. Je m’habille comme tous les parisiens. Chemise, pull col en V, jean, montre, gel, chaussure discrète, manteau, sac. Il n’y a que ma gueule qui me démarque de la chemise Springfield, mes chaussures smoove, mon pantalon temps des cerises, ma montre Gucci, mon manteau Zara et mon pull Celio. Je suis vous.
J’ai découvert que la culture niçoise était une différence à part entière. Chez nous, nous avons des belles filles et des gens qui ne vivent que par l’ostentation. Nous choisissons nos amis pour leur physique ou leurs compétences. Chaque détail a son importance et sa particularité. La compétition est un art que nous pratiquons au quotidien. Paris, tout diffère.
Aujourd’hui, l’instant a des cheveux blonds et des yeux bleus. Aujourd’hui, j’ai déserté les regards. Je suis comme les autres. Et pourtant…
Jamais je ne le saurais.
13 avril 2009
Noyez-vous dans mon vomi
A bout de nerf, à bout de force, à bout de course. Tout ce que j’exècre revient dans ma gueule avec son acide et ses morceaux de bile.
Les femmes me rendent aphone par leurs doutes et leurs envies. « Nous voulons de la tendresse et de la force ». Je n’aime pas… J’ai le cœur et le corps qui hurlent à l’unisson. Elles se pensent infaillibles, alors que dans les moments de doute, elles préfèrent faire l’autruche.
Je n’aime pas.
Ces femmes qui aiment souffrir. C'est-à-dire presque toute. Elles aiment qu’on les traite comme des déchets, des résidus de capote qu’on laisse trainer sur rebord des chiottes. Elles aiment se sentir vivre en étant écorchée.
Je n’aime pas les filles qui se prennent pour des équilibristes et qui n’ont pas le tempérament de marcher sur un fil. Elles nous reviennent écorchées pour mieux retomber le lendemain.
Elles aiment sentir la compétition sans se sentir menacée, elles aiment crever pour se sentir renaître.
Elles veulent qu’un « je t’aime » devienne une exception. Elle aime se sentir faible et veulent être forte. Dire merde pour souffrir derrière. Une caresse puis une claque.
Souffrir parce qu’on se sent vivre… Se sentir désirée pour mieux apprécier… Se sentir double pour se sentir libre…
Aujourd’hui je n’aime pas. Je hais.
Je n’aime pas ces couples qui vivent leur petite vie rangée et qui s’en plaignent. Ceux qui baisent dans le lit parce que c’est confortable et qui ont un coït par semaine après le Commissaire Moulin. Ceux qui regardent les Experts le dimanche soir sans se parler parce qu’on va louper l’histoire de la série. Ceux qui disent non à la baise rapide parce qu’il y a de la vaisselle, que le maquillage va couler ou que la coiffure n’aura plus de gueule, qu’on n’a pas le temps ou que c’est sale. Je hais cette vie banale ou tout est acquis et l’amour n’est qu’une façade pour faire bonne figure.
J’aime la baise contre un mur avant d’aller bosser même si je sais que je vais être en retard. J’aime parler pendant un film et chauffer ma copine pendant une série. J’aime m’endormir contre l’autre et sentir son souffle régulier sur ma poitrine. J’aime sentir ses yeux divins me dévisager et me regardant avec désir. J’aime pouvoir vivre ma vie à deux sans qu’elle ne devienne double. J’aime ma liberté et elle se couple comme se vit seule. Jamais dans un couple je n’ai baissé ma garde et je sais que rien n’est acquis. Je me fous la pression seul. J’aime l’autre pour ses défauts et qualités quand je sais que l’effort sera commun. J’aime qu’elle me saute dessus avec voracité.
Je hais la banalité. Etre banal, c’est donner plus d’importance au feuilleton TV plutôt qu’à l’autre. C’est vivre ce qu’on a toujours vécu dans son passé parce qu’on sait comment ça fonctionne. Je n’aime pas souffrir, je n’aime encore moins sentir le visage de mon amie grimacer sous la colère.
J’aime l’amour et ce qu’il permet de réaliser.
Les femmes me rendent aphone par leurs doutes et leurs envies. « Nous voulons de la tendresse et de la force ». Je n’aime pas… J’ai le cœur et le corps qui hurlent à l’unisson. Elles se pensent infaillibles, alors que dans les moments de doute, elles préfèrent faire l’autruche.
Je n’aime pas.
Ces femmes qui aiment souffrir. C'est-à-dire presque toute. Elles aiment qu’on les traite comme des déchets, des résidus de capote qu’on laisse trainer sur rebord des chiottes. Elles aiment se sentir vivre en étant écorchée.
Je n’aime pas les filles qui se prennent pour des équilibristes et qui n’ont pas le tempérament de marcher sur un fil. Elles nous reviennent écorchées pour mieux retomber le lendemain.
Elles aiment sentir la compétition sans se sentir menacée, elles aiment crever pour se sentir renaître.
Elles veulent qu’un « je t’aime » devienne une exception. Elle aime se sentir faible et veulent être forte. Dire merde pour souffrir derrière. Une caresse puis une claque.
Souffrir parce qu’on se sent vivre… Se sentir désirée pour mieux apprécier… Se sentir double pour se sentir libre…
Aujourd’hui je n’aime pas. Je hais.
Je n’aime pas ces couples qui vivent leur petite vie rangée et qui s’en plaignent. Ceux qui baisent dans le lit parce que c’est confortable et qui ont un coït par semaine après le Commissaire Moulin. Ceux qui regardent les Experts le dimanche soir sans se parler parce qu’on va louper l’histoire de la série. Ceux qui disent non à la baise rapide parce qu’il y a de la vaisselle, que le maquillage va couler ou que la coiffure n’aura plus de gueule, qu’on n’a pas le temps ou que c’est sale. Je hais cette vie banale ou tout est acquis et l’amour n’est qu’une façade pour faire bonne figure.
J’aime la baise contre un mur avant d’aller bosser même si je sais que je vais être en retard. J’aime parler pendant un film et chauffer ma copine pendant une série. J’aime m’endormir contre l’autre et sentir son souffle régulier sur ma poitrine. J’aime sentir ses yeux divins me dévisager et me regardant avec désir. J’aime pouvoir vivre ma vie à deux sans qu’elle ne devienne double. J’aime ma liberté et elle se couple comme se vit seule. Jamais dans un couple je n’ai baissé ma garde et je sais que rien n’est acquis. Je me fous la pression seul. J’aime l’autre pour ses défauts et qualités quand je sais que l’effort sera commun. J’aime qu’elle me saute dessus avec voracité.
Je hais la banalité. Etre banal, c’est donner plus d’importance au feuilleton TV plutôt qu’à l’autre. C’est vivre ce qu’on a toujours vécu dans son passé parce qu’on sait comment ça fonctionne. Je n’aime pas souffrir, je n’aime encore moins sentir le visage de mon amie grimacer sous la colère.
J’aime l’amour et ce qu’il permet de réaliser.
17 mars 2009
Art h iste
On m'a toujours dit que les artistes ont une faculté à voir les choses que les autres ne voient pas. Simplement parce qu'ils savent décrypter le détails.
L'artiste est un autiste.
Il vit dans une bulle opaque qu'il faut pouvoir franchir. Il est capable de s'enfermer dedans à n'importe quel moment, afin d'être en harmonie avec son monde, sa carte du monde, son dess(e)in.
Dans son art, il y place des mots clés, des situations, des détails qui permettent l'accès à sa vision du monde. Ils peuvent être simples ou complexes. Certains y entrent, d'autres échouent.
Il est hypersensible au monde qui l'entoure. Il est capable de le montrer comme de s'en protéger, tantôt perméable tantôt imperméable.
Il n'est jamais tête en l'air, il a toujours un pied dans sa réalité qui peut échapper aux autres rattachés à leur monde trop physique. L'artiste défie les lois de la présence.
L'artiste ne répond pas à côté de la plaque, il utilise les nuances et les digressions car une idée n'est jamais aboutie quand elle n'est pas exhaustive. Si elle ne l'est pas, c'est un choix de sa part, pas un oubli.
Son détachement n'est pas forcément une force, c'est souvent considéré comme un défaut.
L'artiste est cycliquement en crise, son histoire parle pour lui. Pour comprendre un artiste, il faut savoir comprendre son passé.
Son art peut être la physique, la chimie, la peinture, l'écriture, la sculpture, le graphisme, le discours, le dessin, l'astronomie, la psychologie, la philosophie, ... son art est la vie et/ou la mort, un entremêlement érotique.
Un artiste est à accepter comme il est. Il est simplement doté de plus de porte de sortie.
Attacher ces portes, c'est lui couper les ailes.
L'absence est mon seul compagnon de jauge.
31 janvier 2009
Paris, ville lumière que tout le monde nous envie...
Qu’on le veuille ou non, Paris est sale, dangereuse et violente. C’est son charme diraient certains, moi je trouve ça surtout froid. Pas dans le sens des hôpitaux, des chambres stériles ou des sas de sécurités. Non. Froid.
Ça bouge et pourtant, cela ne vit pas.
C’est une ville d’hystériques. Au prime abord, ça s’aguiche sans se toucher, ça ne supporte pas le moindre contact alors qu'on se les gèle. Puis, derrière, ça fornique dans les chiottes en se gavant de coke, ça parle de soirée gode au Bains Douche et de sperme collé aux rideaux lors de la soirée Fist&Co au Baobab Club. Moi, quand on me le dit, ça me fait doucement rigoler.
Ils essayent d’échapper à la morosité ambiante. A leur vie qui recommence chaque jour avec le métro comme vecteur d’espoir. Regardez-les, ils font tous la gueule. Et si par malheur un se fait agresser, c’est à celui qui baissera le plus la tête qui gagnera. Ils s’entassent et ne regardent personne. Leur métro, leur boulot, leur vie.
Tu arrives comme un cheveu sur la soupe avec ta tête d’azuréen et tes habits d’azuréen. Et tu es capté à deux milles. Toi, t’essayes de miner leurs mimes (ou l’inverse) et tu n’y parviens pas. C’est écrit sur ta gueule : Étranger. Ils sont fades malgré leur farde. Toi, tu essayes un masque qui ne te va pas car même si tu n’aimes pas le contact, tu aimes les gens.
L’exercice le plus difficile est d’être humain. Un vendeur te remercie quand tu le regardes vraiment dans les yeux. Les gens voient que tu es heureux. Pourquoi ? Tu ne le sais même pas. C’est peut-être parce qu’un tournant arrive, et que tu préfères sourire une dernière fois avant de l’appréhender. Il cache peut-être un poids lourd.
Il y a également d’autres choses qui te soutiennent, une date qui approche, des sourires, des rires, un stage avec des gens vivants ou un accompagnement virtuel. Ici, tout est bon à prendre parce que le froid vient des parisiens qui ont oubliés leurs racines pour devenir aussi pâle que les murs du métro. Ils ne sont pas sales, non. Ils sont invisibles.
Ça bouge et pourtant, cela ne vit pas.
C’est une ville d’hystériques. Au prime abord, ça s’aguiche sans se toucher, ça ne supporte pas le moindre contact alors qu'on se les gèle. Puis, derrière, ça fornique dans les chiottes en se gavant de coke, ça parle de soirée gode au Bains Douche et de sperme collé aux rideaux lors de la soirée Fist&Co au Baobab Club. Moi, quand on me le dit, ça me fait doucement rigoler.
Ils essayent d’échapper à la morosité ambiante. A leur vie qui recommence chaque jour avec le métro comme vecteur d’espoir. Regardez-les, ils font tous la gueule. Et si par malheur un se fait agresser, c’est à celui qui baissera le plus la tête qui gagnera. Ils s’entassent et ne regardent personne. Leur métro, leur boulot, leur vie.
Tu arrives comme un cheveu sur la soupe avec ta tête d’azuréen et tes habits d’azuréen. Et tu es capté à deux milles. Toi, t’essayes de miner leurs mimes (ou l’inverse) et tu n’y parviens pas. C’est écrit sur ta gueule : Étranger. Ils sont fades malgré leur farde. Toi, tu essayes un masque qui ne te va pas car même si tu n’aimes pas le contact, tu aimes les gens.
L’exercice le plus difficile est d’être humain. Un vendeur te remercie quand tu le regardes vraiment dans les yeux. Les gens voient que tu es heureux. Pourquoi ? Tu ne le sais même pas. C’est peut-être parce qu’un tournant arrive, et que tu préfères sourire une dernière fois avant de l’appréhender. Il cache peut-être un poids lourd.
Il y a également d’autres choses qui te soutiennent, une date qui approche, des sourires, des rires, un stage avec des gens vivants ou un accompagnement virtuel. Ici, tout est bon à prendre parce que le froid vient des parisiens qui ont oubliés leurs racines pour devenir aussi pâle que les murs du métro. Ils ne sont pas sales, non. Ils sont invisibles.
"Paris, ville de culture et de vie,
Ville lumière que tout le monde nous envie"
Tryo - Paris
28 janvier 2009
1er Jour
A bord d’un vaisseau de fer, les regards se croisent mais ne se comprennent pas. Tout parait irréel, de la coque au monde qui défile sous les yeux des passagers. La projection est impossible car rien n’est encore ancré. Alors je regarde et ressens ce qui existe vraiment.
Certains voyageurs usent du papier imprimé tandis que d’autres s’escriment à ouvrir des paquets contenant des gâteaux. J’observe ce cliquetis dans un silence de rigueur, celui de quelqu’un qui quitte. Absent, je vole bien plus haut que ce vaisseau qui viole le ciel. D’en haut, je ne peux m’empêcher de regarder en sa direction, ce lieu qui me manque déjà. « Partir, c’est mourir un peu ». J’y laisse un cœur.
21 décembre 2008
Ne sois pas vulgaire !
Vous en vous rappelez ?
Moi, je m'en rappelle.
Pour les plus assidus, ceux qui savent tout depuis longtemps. Ceux qui ont lu khrax.blogspot et khrax.skyblog. Ceux qui ont vu une progression rédactionnelle s'échelonner, ceux qui ont toujours ou rien (tout) compris. Rappelez-vous. J'étais exalté par des choses que je fais couramment aujourd'hui.
Avant, une journée de paintball, c'était comme faire quelque chose d'extraordinaire.
Avant, une journée de ski avec mes amis, c'était comme partir à l'aventure.
Avant, une journée avec mon amour, c'était comme m'envoler vers d'autres cieux.
Avant, une journée avec mes amis, c'était sublime.
Avant, une journée avec mes devoirs, c'était la chose la plus horrible de tous les temps.
Avant, j'apprenais. Aujourd'hui, je vis.
Tout se vulgarise.
Moi, je m'en rappelle.
Pour les plus assidus, ceux qui savent tout depuis longtemps. Ceux qui ont lu khrax.blogspot et khrax.skyblog. Ceux qui ont vu une progression rédactionnelle s'échelonner, ceux qui ont toujours ou rien (tout) compris. Rappelez-vous. J'étais exalté par des choses que je fais couramment aujourd'hui.
Avant, une journée de paintball, c'était comme faire quelque chose d'extraordinaire.
Avant, une journée de ski avec mes amis, c'était comme partir à l'aventure.
Avant, une journée avec mon amour, c'était comme m'envoler vers d'autres cieux.
Avant, une journée avec mes amis, c'était sublime.
Avant, une journée avec mes devoirs, c'était la chose la plus horrible de tous les temps.
Avant, j'apprenais. Aujourd'hui, je vis.
Tout se vulgarise.
10 décembre 2008
Souviens-toi des mots
La sentence est dure. Essayer de survivre, sans passer dans le parallèle de la crise en puissance, n'est pas aisé. Les vérités m'assaillent et je reste bêta, béant, dans les miasmes de ma haine. Cela ne fait que confirmer ce que je détectais, ce flou artistique se lève enfin pour faire apparaître le doute. La confiance est un enfant capricieux que l'on ménage. Cette confiance est morte, cet enfant est parti. Il n'est pas en train d'hurler, il est parti. Quelqu'un l'a forcé à partir, à grands coups de mots.
Nous ne sommes touchés que par ceux que l'on aime. Ils sont les seuls à pouvoir nous décevoir. Je ne suis pas déçu, seulement anéanti par le présent, qui prend ses racines dans le passé. Tant de mots soutenus comme réel glissent sur la pyramide de la vérité. Exécute-moi, la simple image me fait gerber.
Toutefois, il semble comme nécessaire, vital, la création du vice pour que tout survive ou renaisse. Du temps, des larmes et des regrets ne semblent qu'une solution. La perte comme réalité car sans elle, la gale continue son chemin, dévastant le duo.
Je ne veux pas mourir, pourtant tout y pousse.
Nous ne sommes touchés que par ceux que l'on aime. Ils sont les seuls à pouvoir nous décevoir. Je ne suis pas déçu, seulement anéanti par le présent, qui prend ses racines dans le passé. Tant de mots soutenus comme réel glissent sur la pyramide de la vérité. Exécute-moi, la simple image me fait gerber.
Toutefois, il semble comme nécessaire, vital, la création du vice pour que tout survive ou renaisse. Du temps, des larmes et des regrets ne semblent qu'une solution. La perte comme réalité car sans elle, la gale continue son chemin, dévastant le duo.
Je ne veux pas mourir, pourtant tout y pousse.
Mort latente
Vous êtes coupable ! Coupable de haute trahison envers les instances supérieures. Envers vos Institutions qui vous forment, vous conduisent et vous sécurisent. VOUS êtes en tord.
Votre culpabilité sera sans faille et nous serons là pour que vous n’oubliez pas votre tord. Sachez que nous sommes l’unique source de votre intellect, l’unique source de votre connaissance. Nous sommes tout et partout, vous nous devez la naissance, l’épanouissement et l’allégeance. Regrettez votre acte et fondez en larme durant votre vie et vous serez béni. Choisissez d’assumer et vous devrez vivre votre auto bannissement. Entendez-nous comme la voix de votre subconscient, vivez dans le regret pour survivre dans le présent. Vous avez fauté. Vous payerez le prix de la mort psychique, celle de votre servage.
Vivez ou mourrez. Mais vivez en esclave.
Votre culpabilité sera sans faille et nous serons là pour que vous n’oubliez pas votre tord. Sachez que nous sommes l’unique source de votre intellect, l’unique source de votre connaissance. Nous sommes tout et partout, vous nous devez la naissance, l’épanouissement et l’allégeance. Regrettez votre acte et fondez en larme durant votre vie et vous serez béni. Choisissez d’assumer et vous devrez vivre votre auto bannissement. Entendez-nous comme la voix de votre subconscient, vivez dans le regret pour survivre dans le présent. Vous avez fauté. Vous payerez le prix de la mort psychique, celle de votre servage.
Vivez ou mourrez. Mais vivez en esclave.
« You are what you take »
Micropoint - Follow the dealer
29 novembre 2008
Chute vers un précipice sans lune
Il y a de ces moments où l’on se trouve insipide, dénué de tout fond. Des connaissances dépourvues de savoir, un physique sans âme ; cette impression de n’être qu’une surface pimpante sans arrières pensées. Incapable de faire des choix, simplement coopérer parce qu’on nous l’a éduqué. Se croire meilleur parce qu’on est mieux entouré, se croire intelligent parce qu’un autre n’a pas regardé le journal. Cette façade pleine de dents, elle poursuit mes rêves d’enfants ; ne pas faire de remous car cela fait des vagues. Un but, celui des rires et des œillades complices, des accolades et des émotions partagées. Ce souvenir de n’être qu’un conglomérat de relations parce qu’on sait sourire quand il faut et parler quand ils écoutent. Parler avec son cœur parce qu’il est la seule chose, la seule chose parce qu’on ne sait pas parler. J’aime rire autant que porter un masque, le masque des douleurs qui tourmentent mon inconscient. Je ne suis pas névrosé, je suis un névrotique. Je ne suis pas en puissance, je suis accompli depuis que l’insipide rempli ma vie.
Être solitaire est une force que les mots ne peuvent comprendre.
20 octobre 2008
L'entrée
« Ce film traite de l’histoire de l’informatique, mais c’est un film historique. »
M. Sobieszczanski, professeur de Science de la Communication.
La fac reprend dans les cliquetis des stylos, les tapotements des claviers des étudiants studieux, les bavardages de fond de classe et les ricanements stupides de blondasses en fin de vie intellectuelle. Les professeurs reviennent avec leurs ordinateurs qu’ils ne maîtrisent pas, leurs cartables défoncés et leurs accents plus ou moins fort.
Les tendances étudiantes s’échelonnent dès les premiers cours pour déterminer leur emploi du temps. Tiraillés entre l’ange et le démon, l’étudiant lambda voit sa volonté défaillir. Il est certain que le démon est plus attirant que le côté ange. Tandis que le démon nous enseigne nos limites et rime avec le dépassement de soi, l’ange fait appel à nos traditions et notre morale. L’étudiant « yoyotte » entre ces deux versions tandis que le temps et les heures tournent. Certains viennent pour écouter, d’autres pour se déculpabiliser de rater un cours alors qu’ils s’adonnent à la culture du Sudoku.
L’été laisse place à l’automne et son manteau jaunit par les bourrasques de vent, les jupes laissent place aux pantalons et leurs tailles plus ou moins basse. Les leggings montrent le bout de leur nez avec en puissance le mensonge et les promesses de belles jambes. L’hiver se prépare avec en son sein l’illusion. L’ostentation comme credo, l’été n’était que le passage des berlines décapotables. La chaleur étouffe dans les maisons tandis que le carton gèle à l’extérieur.
Dans un amphi chauffé par la transpiration de jeunes gens, les rires s’emmitouflent d’une fumée de cigarette, le temps se découpe en pause café, les fins d’années transcendent les crises de stress et les discussions endossent leur fardeau de pathos.
La rentrée a fait son entré.
M. Sobieszczanski, professeur de Science de la Communication.
La fac reprend dans les cliquetis des stylos, les tapotements des claviers des étudiants studieux, les bavardages de fond de classe et les ricanements stupides de blondasses en fin de vie intellectuelle. Les professeurs reviennent avec leurs ordinateurs qu’ils ne maîtrisent pas, leurs cartables défoncés et leurs accents plus ou moins fort.
Les tendances étudiantes s’échelonnent dès les premiers cours pour déterminer leur emploi du temps. Tiraillés entre l’ange et le démon, l’étudiant lambda voit sa volonté défaillir. Il est certain que le démon est plus attirant que le côté ange. Tandis que le démon nous enseigne nos limites et rime avec le dépassement de soi, l’ange fait appel à nos traditions et notre morale. L’étudiant « yoyotte » entre ces deux versions tandis que le temps et les heures tournent. Certains viennent pour écouter, d’autres pour se déculpabiliser de rater un cours alors qu’ils s’adonnent à la culture du Sudoku.
L’été laisse place à l’automne et son manteau jaunit par les bourrasques de vent, les jupes laissent place aux pantalons et leurs tailles plus ou moins basse. Les leggings montrent le bout de leur nez avec en puissance le mensonge et les promesses de belles jambes. L’hiver se prépare avec en son sein l’illusion. L’ostentation comme credo, l’été n’était que le passage des berlines décapotables. La chaleur étouffe dans les maisons tandis que le carton gèle à l’extérieur.
Dans un amphi chauffé par la transpiration de jeunes gens, les rires s’emmitouflent d’une fumée de cigarette, le temps se découpe en pause café, les fins d’années transcendent les crises de stress et les discussions endossent leur fardeau de pathos.
La rentrée a fait son entré.
01 octobre 2008
Le détail qui tue
"Arrête, ça tue"Etudiant en phase terminale
La mode est absurde. Pourtant, de nombreuses personnes s'y adonnent afin de trouver leur look. Nous étions dans la moyennisation, nous sommes dans la standardisation des outils de l'unique. En effet, nous nous habillons généralement tous pareil avec LE détail qui fait nous rend unique. En ce moment, nous avons le plaisir du détail sur la boucle de ceinture. Aujourd'hui, j'ai eu le droit à une cassette audio style 1990 des beatles et une manette de Nintendo. A quand les souris d'ordinateur, des animaux morts ou des poils pubiens. La révolution est en marche.
02 septembre 2008
Dieu créa le monde en sept péchés capitaux
L'Homme a créer Dieu qui à son tour a créer l'Homme. Nous ne pouvons lutter contre les évidences. Surtout si elles émanent de notre volonté. De la perfection du chiffre sept, nous le diabolisons dans les sept péchés capitaux. Nous sommes des paradoxes ambiants entre perfection et dégoût, excellence et abomination, imagination et réalité.
Il y a des choses contre lesquelles nous ne pouvons lutter car elles incarnent [mentalement] une forme de perfection. Nous ne sommes pas en mesure de nous battre puisque la réalité nous échappe complètement. Ces images s'ancrent, et malgré l'affirmation de la réalité, l'expérience non consommée nous bloque. Ajoutons à cela des commentaires sur les images et la cuissons est terminée. Nous ne luttons pas contre Dieu parce que nous n'en avons pas l'expérience: nous pouvons soit y croire, soit le diaboliser, soit nier son existence. Il en demeure une certitude : l'incertitude : "La seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien" Platon. L'image mentale possède cette faculté d'enjoliveur paradoxal. Nous détestons la réalité et pourtant l'image nous séduit, nous laissant anéanti par le doute.
Le stéréotype d'un canon de beauté est un trouble fête. Invisible, mais pourtant permissible et perméable, il embaume notre inconscient martelé de commentaires. Ancrez-le dans un espace réel et expérimenté, vous aurez le sentiment qu'il existe à vos côtés chaque jour. L'imagination nous rie au nez car elle sait que ce n'est que chimère. Pourtant, nous en portant les maux. comme des hypocondriaques. Imaginez un cocktail de star les plus "sexable" et de leur compte en banque.
Le physique compte beaucoup, que personne ne s'y oppose. Le charme possède une vertu bien plus durable. Le compte en banque une vertu universelle. Crescendo. Comme dirait certains généralistes "bien pensants" : "Toute femme est vénale et celles qui ne le sont pas veulent aider le Tiers-Monde". Heureusement que les généralisations ne fonctionnent qu'en y ajoutant du désespoir ou de la bêtise, au choix. Tout homme a ce penchant à la vénalité puisqu'elle préserve du besoin, mais pas de l'ostentation. C'est peut-être le caractère ostentatoire qui me gène dans la vénalité. Ajoutons un peu de bling-bling dans nos miettes de vie.
L'Homme a ses responsabilités dans ce caractère vénal (et non vaginal) à savoir ce désir sans cesse grandissant de protection de l'Être chétif (toute femme a un oscar qui dort), etc. Bref, cette tradition qui est loin d'être finie, valeur héritée de la bourgeoisie (séduire par son compte en Banque).
Dieu avait en lui toutes les perfections si bien qu'il créa l'homme à son image : réel et pauvre par nature. En se regardant de plus près, conjuguant à cela notre faculté d'imagination et psychopathologie, nous pouvons affirmer que l'homme a créer Dieu à son image : inexistant et riche par nature.
"La réalité est une chose qui ne se comprend pas, elle s'expérimente."
28 août 2008
Je suis nu sous mes vêtements
Le mois d'août est le mois qui présente, statistiquement, le plus d'activité sexuelle. On y rajoute les beaufs, les derniers vacanciers et les premiers retours. Août est un mois exécrable où se côtoie sueur et néant intellectuel. De toutes les manières, qui souhaite réfléchir lorsque le mercure affiche 32 °C ?
Cela m'étonne de voir que l'activité sexuelle est [soit disant] la plus élevée (les statistiques sont les statistiques). Tout est déjà consommé puisque nous sommes dans le deuxième (juin n'étant pas compté) mois de l'été. Réfléchissez : c'est la panique, tout le monde a froid durant l'hiver, les corps les plus chaud sont dans des manteaux, les seins les plus fermes sont dans des pull-over et tout le monde ne pense qu'au macabre et au pathos miévreux. Le printemps arrive, ça batifole dans les près sans mesurer l'impact d'une rencontre charnelle dans une fourmilière, tandis qu'approche l'été. La saison du "muy caliente" où les corps dénudés rythment les soirées et les plages azuréennes. Tous ces corps, début juillet, ne sont plus des premières mains et si nous suivons la conjoncture, une fois le produit de la chasse consommée (je ne parle pas de sentiments, seulement de trophées), la fièvre de l'été s'éteint peu à peu jusque fin août. ET POURTANT !
Pourtant, ça continue l'exode poilue jusque fin août, dans la sueur et la crasse. Mon désir sexuel est au plus bas durant ce mois (il fait trop chaud pour travailler, je manque de Tropico !) tandis que le monde s'astique comme s'il était en période de reproduction. Mettons la faute sur le soleil qui, s'étant rapproché de la terre, nous donne le canc... heu... la peau dorée et fraîchement huilée.
Tout ça pour dire quoi ? Simplement rappeler qu'à partir de 21 ans, nous commençons à vieillir et que le pic de la libido est passé. Triste constat.
26 juillet 2008
A trop...
"Ça pompe trop d'énergie d'être quelqu'un d'autre, c'est déjà difficile d'être soi même et de dire ce qu'on pense"
Nneka
A trop jouer des rôles dans le passé, on a du mal à être soi.
A trop penser à l'autre, on a du mal a penser à soi.
A trop vouloir être un autre, on le devient jusqu'au jour où tout revient comme un retour de pédale.
A trop vouloir, à trop jouer, à trop penser, on perd une partie de la réalité. La sienne.
A trop penser à l'autre, on a du mal a penser à soi.
A trop vouloir être un autre, on le devient jusqu'au jour où tout revient comme un retour de pédale.
A trop vouloir, à trop jouer, à trop penser, on perd une partie de la réalité. La sienne.
"J'veux que tu me mentes !"
"J'veux que tu me mentes"
Lynnsha
D'une catastrophe désolante de mièvrerie, nous arrivons toujours à tirer ce que nous souhaitons entendre, tout comme dans un horoscope.
"J'veux me sentir unique donc je veux que tu me mentes"
Lynnsha
Cette volonté d'unicité est la source de confiance de l'humain. Être unique aux yeux de son partenaire de jeu coquin et autres frivolités tendancieuses est sûrement ce que nous recherchons tous. Puisque nous sommes tous égaux face à la mort, nous avons ce besoin primaire de se sentir unique, d'autant plus dans l'amour. Lynnsha l'a bien compris... mais vouloir le mensonge plutôt que la vérité est une volonté de dé responsabilisassions couplée d'une bêtise grasse : "dis-moi tout ce que je veux entendre".
Puis nous enchaînons avec Christophe Maé et sa célèbre chanson : qu'on s'attache. Ne nous attachons pas pour mieux s'apprécier ? Quel gâchis... Attachons -nous pour mieux jouer avec toute la confiance dont on peut faire preuve. Laissons la malice faire son office sans avoir mal au cœur.
Changeons de sujet. Tom Cruise me fait des gargouillis dans le bas du ventre dans Collisions. Il joue bien et précis, rythmé par des réflexions psychologiques décentes. Action ! est le maître mot de ce thriller. Arrêtons de se mettre des masques et des obstacles, nous avons déjà prouvé notre valeur.
Changeons de sujet. Le couple est un méticuleux jeu de séduction. Tout réside dans cette limite facilement franchissable du "rien est acquis et pourtant je te sais acquis(e)". Du regard aux vêtements, de l'amour à la baise, tout fonctionne sur une séduction totale. Mais lorsque les deux corps, les deux esprits s'affranchissent de cette fonction, c'est soit pour ne former qu'un, soit pour mourir. La séduction de couple est un jeu : trop jouer rend las, le trop peu rend mou. Un savant dosage. Tout comme la domination.
Changeons de sujet : je n'ai pas réussi à épouser les formes d'un texte précis. Je n'en avais pas la volonté car un thème précis ne s'était pas imposé de lui-même. Seulement la volonté d'écrire, de m'écrire, de l'écrire, de s'écrire. Je m'écrie et pourtant reste sourd à la musique du clavier. "Faites attention aux aphorisant et aphorisés" disait ma professeur d'expression et communication, je suis simplement euphorisé aujourd'hui, tout autant que demain.
Je ne veux pas jouer avec les sentiments, seulement avec les émotions.
20 juillet 2008
Le cancer du bidou
La jalousie ne sert à rien d'autre qu'avoir un ulcère à l'estomac ou un cancer prématuré du colon. Elle ne fait qu'une unique chose : peur. A quoi cela sert de se ronger les sangs lorsque l'on sait pertinemment que l'on a et que l'on n'aura jamais aucun contrôle sur la personne. Ce postulat admis, nous n'avons plus qu'à faire de deuil de cette grande dam(n)e qu'est la jalousie.
Tous les scénarios sont imaginables, et nous devenons des cinéastes accomplis avec toute la panoplie du parfait film érotique, porno ou du véritable thriller. Nous sortons des plans magnifiques, des scènes palpitantes pour un public de névrotiques à tendance schizophrénique : nous-mêmes. Il ne suffit qu'à connaître le passé de sa Juliette pour commencer les convulsions ou le pathétique cri primaire (technique qui consiste à appeler sa dulcinée toutes les trente secondes).
Accordons-nous, messieurs, mesdames, à admettre notre impuissance face à ce problème, certes épineux mais incurable à court terme. Dites-vous que vous ne pouvez rien faire et que toute caresse, tout baiser ou rictus coquin ne sera qu'un mirage dans un océan de buée : seul le néant vous accompagnera. Alors, oubliez ce qui arrive pour vous concentrer à autre chose. Vous ne pouvez rien faire.
Une chose vous permettra de mieux comprendre ce phénomène : la jalousie provient du manque de confiance en soi, et non en l'autre. Si l'autre prend le soin de gonfler cette confiance, plus rien ne peut vous arriver car vous vous sentirez imbattable, le Jules ou la Juliette : un pas-n'importe-qui. Toutefois, si vous gonfler la confiance de l'autre par des maximes ou des actions, sachez que vous aurez peu de retour : la confiance est un sens unique. Il faut pouvoir faire chavirer cette confiance en dominant certaines situations, sinon, vous serez au pied du mur. Un conseil : sachez tenir votre langue, le silence possède des vertus pédagogiques. En effet, lorsque l'un se tait, l'autre voit sa confiance diminuer et ainsi, va devoir gonfler la confiance de l'autre ayant comme objectif un ping-pong d'impression (du "don contre don" émotionnel).
Sachez toutefois que ce n'est pas en connaissant les techniques que l'on les utilise le mieux. Les analystes sont des monstres pour autrui, des brebis pour eux-mêmes.
Résumons la situation :
Tous les scénarios sont imaginables, et nous devenons des cinéastes accomplis avec toute la panoplie du parfait film érotique, porno ou du véritable thriller. Nous sortons des plans magnifiques, des scènes palpitantes pour un public de névrotiques à tendance schizophrénique : nous-mêmes. Il ne suffit qu'à connaître le passé de sa Juliette pour commencer les convulsions ou le pathétique cri primaire (technique qui consiste à appeler sa dulcinée toutes les trente secondes).
Accordons-nous, messieurs, mesdames, à admettre notre impuissance face à ce problème, certes épineux mais incurable à court terme. Dites-vous que vous ne pouvez rien faire et que toute caresse, tout baiser ou rictus coquin ne sera qu'un mirage dans un océan de buée : seul le néant vous accompagnera. Alors, oubliez ce qui arrive pour vous concentrer à autre chose. Vous ne pouvez rien faire.
Une chose vous permettra de mieux comprendre ce phénomène : la jalousie provient du manque de confiance en soi, et non en l'autre. Si l'autre prend le soin de gonfler cette confiance, plus rien ne peut vous arriver car vous vous sentirez imbattable, le Jules ou la Juliette : un pas-n'importe-qui. Toutefois, si vous gonfler la confiance de l'autre par des maximes ou des actions, sachez que vous aurez peu de retour : la confiance est un sens unique. Il faut pouvoir faire chavirer cette confiance en dominant certaines situations, sinon, vous serez au pied du mur. Un conseil : sachez tenir votre langue, le silence possède des vertus pédagogiques. En effet, lorsque l'un se tait, l'autre voit sa confiance diminuer et ainsi, va devoir gonfler la confiance de l'autre ayant comme objectif un ping-pong d'impression (du "don contre don" émotionnel).
Sachez toutefois que ce n'est pas en connaissant les techniques que l'on les utilise le mieux. Les analystes sont des monstres pour autrui, des brebis pour eux-mêmes.
Résumons la situation :
- Vous ne pouvez rien faire,
- La confiance provient du manque de confiance en soi,
- Gonfler la confiance est un sens unique,
- Avoir confiance en soi, c'est avoir confiance en l'autre.
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