18 mai 2007

Free hugs, Free Love




11 mai 2007

Quoi, c'est déjà fini ?



Oui, mais t'as apprécié, hein bébé ?
Ce fut tout aussi court que long, mais les partiels sont terminés. Non, je n'ai pas dit : enfin terminé. En effet, cette faculté va me manquer. Ses sièges miteux, son ambiance mêlée de rire et de provocation, ses trous dans les murs, son parvis plus sale qu'une déchetterie ouverte, etc. Oui, je vais regreter tout ça. Cela vous semble bizarre ? Non. On s'y attache à sa merde. On peut s'en plaindre, et ce n'est pas le cas de tous. Maintenant, attendons les résultats !

Sinon, comme l'image le montre si bien, je suis un nouvel arrivant au pays de Pathé Frère et sa fameuse emblême du coq (que l'on ne voit pas ici, bien entendu). Que dire sur cette société qui possède les cinémas Pathé et Gaumont ? C'est une usine. Un Mc Donald du rêve cinématographique. Ce n'est pas moi qui donne cette expression, c'est ma supérieure et elle n'a pas tord. Au lieu de vendre de la bouffe et de puer la frite, on vend du rêve et des confiseries à cinq euros le pot de pop-corn deux cent cinquante centilitre. Mais si vous en prenez deux, vous les touchez à sept euros !
Mais malgré tout ça, j'm'y sens bien. J'ai bien galéré, j'ai eu un écart de cinq euros en caisse, trop de mal avec le jeu des lumières... c'est pas difficile, mais y'a beaucoup de choses à retenir. L'équipe est super, ce qui permet de se sentir à l'aise rapidement (même si j'ai un problème avec les rapports sociaux dans le cadre professionnel).

Je vous verrez, je l'espère, bientôt au rayon confiserie ou sur l'acceuil (je ne fais pas les places). Au fait, à partir de trois euros d'achat, vous touchez le gobelet soixante quinze cl à deux euros cinquante au lieu de trois quatre vingt dix... Pardon... déformation professionnelle...

06 mai 2007

Quand la France d'en bas vote pour la France d'en haut...

La haine ne réside pas dans le parti, mais dans la force de l'électeur.
Féroce


Vive la France, vive les français... On ne tire jamais les leçons du passé, l'histoire se répette sans fin...
Sarkozy n'est pas le Président des français, il ne sera que le Président de 53% des français. Jamais plus...



Sarkozyste, ne vous plaignez jamais...

01 mai 2007

Je crache dans les toilettes et sniffe du pq

Ayant la voix de Bruel dans un match de pocker, avec une pairs de deux en main, le nez d'un lépreux trempé dans de l'eau et les lèvres d'un grand brûlé, je crache des huitres normandes et (à défaut de posséder des mouchoirs) je me mouche dans cette tendresse destinée au scrotum.

"_ Ma mère est morte et mon père est nain.
_ La poisse..."

30 avril 2007

Improduction

Parce que j'aime ne rien faire et que ma feignantise et une hymme à la vie, les partiels sont un problèmes.
Je crois que la pire chose ici, c'est de ne pas voir la date d'échéance et de faire comme si j'étais en vacances. Alors quand on y pense, on flippe pas mal en se disant qu'on ne sait rien et qu'on va se planter.
Ce sujet est un sujet redondant. Tous les étudiants en font mention (ou presque) et moi, je bêle.
Bien loin l'idée de continuer dans cette lancée révisionale, je me jette à corps perdu dans la joie et l'alegresse d'une journée improductive.

22 avril 2007

Entre conquérance et bravitude

On s'en doutait, mais on ne peut s'empêcher d'avoir peur. Les résultats sont tombés, Sarkozy mène avec 31,11%, suivi de Royal avec 25,84%. Ces résultats ramène à l'ancien combat gauche/droite traditionnel, faisant passer les législatives de 2005 comme une ridicule parenthèse.

Nous retrouvons donc Sarkozy en tête. Ce résultat montre la crédulité de l'électeur moyen face à la poudre aux yeux lancée par notre ancien Ministre de l'Intérieur (le : " c'est le seul qui se bouge " en tête).
Est en tête un candidat qui a souligné la prépondérance de l'innée sur l'acquis grâce à la génétique (" le gène de la pédophilie ", ramène au gène de l'homosexualité, au gène de la réussite, au gène de la pauvreté, mais surtout au gène de la connerie. Allons chez le médecin afin de se faire vacciner contre la pédophilie).
Est en tête un candidat considéré comme fasciste par certains pays de l'Union Européenne.
Est en tête un candidat qui souhaite mettre en place un Etat policier destiné à la petite délinquance.
Est en tête un candidat qui insulte une partie du peuple français.
Est en tête un candidat qui menace la liberté d'expression en faisant pression sur les médias.
Est en tête un candidat qui n'a pas de future équipe exposée clairement (peut-être que les deux candidats devraient échanger leur nom respectif).
Est en tête un candidat qui change les données des pourcentages afin de faire croire qu'il est la cause d'une baisse.
Est en tête un candidat qui menace l'égalité des chances en renvoyant un immigré étudiant s'il redouble.
Est en tête un candidat qui risque d'accentuer l'écart entre les plus riches et les plus pauvres.
Est en tête un candidat " à l'américaine ", une société fondée sur l'argent.
Est en tête un candidat qui s'excuse de l'arrogance française et de la position de la France face à la guerre devant le président des Etats Unis.
Est en tête un candidat qui veut baisser l'impôt sur la fortune et augmenter la TVA.
...

Il est critiqué par des partis qui vont bientôt appeler à voter ce candidat. " La France va s'en mordre les doigts, c'est un Le Pen light " disait Marine Le Pen. Hélàs, peut-être est-il pire que ce candidat qui expose de manière évidente ses ambitions.

Je ne suis pas pro Royal. " C'est une bourge " diraient certains socialistes convertis au centrisme de rébellion. Je ne suis pas royaliste, même si cela convient mieux au candidat de l'UMP. Non, je ne le suis pas. Mais ce qui est sûr, c'est que je suis anti Sarkozy, menace évidente de la démocratie [utopique].

18 avril 2007

Générateur de président

Dans une période électorale, il faut savoir se divertir...
Heureusement, le générateur de président est là !

01 avril 2007

Phrase du jour

Plus qu'une émotion, un regard.

30 mars 2007

Heros

Travail, réflexion, regards, rêves, sourires, manger, boire, écrire. Crier. Espérer, espérance, espoir. Toucher, sentir, émotion, sensibilité, sensation. Nuance. Partager, passé, futur, idées. Habitudes, réflexes, jouir, aimer. Pleurer. Joies, innocence, pudeur, peines. Vie.
Demain est fait d'aujourd'hui.

[...]

Elle a les yeux gonflé. Elle serre contre elle son petit sac de cuir noir. C'est important, car c'est la seule chose qui la ramène à la réalité. Son mascara a coulé, deux traces noires longent sa joue, qu'elle a vainement essayé d'essuyer. Elle ne bouge plus. Elle a froid. Sa veste, son écharpe, sa jupe, ses collants, rien ne la réchauffent. Les voitures passent, ses yeux les suivent. Ils crient à l'aide, ils crient regardez-moi. Les gens regardent, mais ne s'arrêtent pas. Elle porte un ensemble d'une école d'hotesse bleu, des cheveux blonds tirés, plaqués, maquillé comme une poupée, elle est belle.
Son regard s'illumine, ses mains tremblent, ses yeux se mouillent. Quelqu'un vient l'aider, elle sourit. Elle désigne sa voiture. Ses clés sont dedans, elle, dehors. L'homme la saisit. Elle palit. Son mascara s'étale contre la carrosserie. Ce soir, le capot de la voiture blanche se noircira.

26 mars 2007

De la compléxité à la simplicité, un ensemble cohérent

Suite à une conversation sur la complexité comme forme de beauté immuable avec mon compagnon et néanmoins partenaire de reflexions en tout genre, j'en suis venu au point où mon raisonnement subit une introspection des plus sauvages. Après cette lecture Cavannienne et son intemporalité philosophico-littéraire, je me devais de revoir mon écrit, afin d'être certain de mon avancée, ainsi que de mon but (ne formez point un horizon de lecture au-deça de mes capacités d'écriture) .
Le phénomène même de complexité comme puissance même d'une beauté exacerbée se rélève comme vérité absolue (et non relative). En effet, la complexité est mère de la découverte perpétuelle, un renouvellement inépuisable (si son utilisation est de bonne facture). Ainsi, la dynamique corporelle l'est, ainsi l'écrit sensuelo-complexe l'est, ainsi, ainsi, et tous les points qui suivent généralement la continuité.
Ce constat m'a littéralement plongé dans un abyme de questions. Et suite à ces questions, une conclusion s'en est dégagée. Je suis sensualiste et pensant, aux premiers abords, que la simplicité était père (oxymore) de la beauté, il s'en dégage que d'une simplicité s'en dégage une certaine complexité. En effet, cela depend du contexte et de notre état mental. Ainsi, un texte, une position, un regard, possède en puissance un ensemble sémiotique varié. Oui, mais...
Anna Gavalda, après plusieurs relectures, pourrait perdre de son substrat, alors qu'une relecture Cavannienne (ce n'est ici que de pures exemples), garderait en substance, de nombreuses subtilités. Et comme toute personne faisant fonctionner son kinestésique au-delà de sa limite raisonnable, un jour, on se lasse. Certes, nous nous lasserons d'un texte complexe lorsqu'on en aura gratté toutes les parcelles, mais moins rapidement qu'une plume " simple ".
Cependant, la complexité requiert des outils de lecture, alors que la simplicité non. On a besoin de se replonger pour comprendre, alors qu'on peut comprendre tout de suite. Et c'est là les forces en opposition de ces deux caractères. Dans l'un, on comprend la partie, dans l'autre, on comprend la totalité.
Afin de conclure ce post - qui je l'espère n'est pas trop pédant -, je soulignerai la nuance. Afin d'être complet, il faut savoir user de la complexité tout autant que la simplicité, sinon l'unique l'ecture risque de souffrir du mouvement quotidien, comme le ferait une femme en jouant que d'un charme, sans penser aux autres.

16 mars 2007

Phrase du jour

Aller en boite avec sa copine, c'est comme aller à la boulangerie avec sa baguette.

R*

09 mars 2007

Phrase du jour

J'ai la bite qui gonfle, qui a faim ?

Le délit d'esthétisme

La tendance est grandissante, la nuance s'estompe, le crétinisme l'emporte sur la normalité (aurais-je l'audace d'appeler ça, l'excentricité), nous sommes les proies du pervertissement humain, c'est à dire, nous sommes les sujets expérimentaux des skyblogueurs à l'envergure esthétique.

Vous les connaissez, le skyblogueur n'est pas un animal rare, c'est un animal qui écrit librement derrière la publicité d'une radio aux tendances musicales rapiennes et r&bienne (nous sommes loin du rythm'and blues d'antan; que les nostalgiques passent leur chemin). Attention, je ne dénonce pas le skyblogueur qui ne souhaite pas changer d'enseigne et je ne mets pas en doute la valeur intellectuelle.

Non, je dénonce le délit d'esthétisme stylistique vain, inutile, pour ne pas dire casse-couille ou carrément laid ou salement dégueux voir psychopathologique. Eux, vous les connaissez, de loin ou de près, et généralement (je ne mets pas en doute leurs capacités réflexives), ils ressentent le besoin de se trouver une marque "qui tue", "qui envoie le pâté", "qui steack ton père", "qui rend moite ta mère" ou "qui marque ton slip". Enfin, le genre stylistico-pathologique du "changement de couleur à chaque paragraphe", "dégradé à chaque phrase, sur tout un paragraphe ou carément sur tout un texte" (ils sont trop ouf, yeah yeah cool baby, M Pokora c'est le plus fort), "Le : J'eCRiS TouTe LeS CoNSoNNeS eN MaJuSCuLe", "lA fAmEUsE vArIAntE dEs vOyEllEs", "Ou celle des O", "Ou BiEn CeLlE D'UnE LeTtReS SuR DeUx", "3T 3nc0r3 l3 styl!l3 L33T 4 m0rt", ect., etc. . Vous les trouverez en long, en large et de biais, tout pour rendre le texte un peu plus original, un peu plus mytho, un peu plus LOL, un peu plus intéressant, un peu plus WOW, un peu plus beau, un peu plus neuf, enfin, "un peu plus" que les autres.

Une conclusion : ça me fait chier. Et j'irais même jusqu'à généraliser en : ça nous fait chier. C'est de l'auto-satisfaction que de vouloir rendre son texte plus stylisé, surtout que la norme informatique permet la standardisation des caractères. Si vous souhaitez une forme plus proche de votre état mental, les polices existent. L'uniformisation des caractères permet de faciliter la lecture et de rentrer dans une forme visuelle universelle. Si c'est pour nous casser les couilles avec des variantes stylistiques, vous n'avez qu'à écrire et scanner vos feuilles manuscrites. Ca sera votre "patte", "individualité", "savoir-faire". Soit on se plie à une norme globale, soit on n'utilise pas un outil généraliste comme l'ordinateur. Irez-vous lire un livre d'un auteur écrivant une majuscule sur deux, écrivant les O en majuscule, s'auto-masturbant sur des changements de couleurs ? Non ? C'est pareil pour nous ! On a pas envie de vous lire, même si on trouve ça beau ! Pourquoi ? Car vous divisez la faculté de concentration et les variations sémiotiques. J'entends déjà certaines dames rire en s'auto-réclamant "reine du je-fais-deux-choses-à-la-fois-les-doigts-dans-l'oeusophage". Il est vrai que cette faculté vous est louable, cependant (à part si vous faite parti de cette minorité discriminatoire du féminisme néo-nazi), vous pouvez penser à vos interlocuteurs dans un sens total. Si on écrit sur un blog, c'est pour être lu et entendu (et adulé). Donc, il faut utiliser un moyen lisible par tous. Par conséquent, il faut arrêter l'auto-masturbation-philosophico-branlette de vos effets esthétiques très personnels et donc sujets à controverses (cf. ce post).

Afin de conclure et que vos esprits se bornent au substrat de ma pensée : arrêtez vos merdes, vous faite chier le monde. Vos effets, c'est pour votre propre satisfaction dont la majorité se tamponnent et qu'ils n'ont pour effet la simple complication de votre message (qui, je vous le rappelle, à un but communicationnel). Déjà qu'un post écrit ne comprend que 7% de notre communication (l'écrit représentant 7%, le paraverbal 38% et le non verbal 55%; ce total permettant la compréhension d'un message d'un individu à un autre), si vous le compliquez pour éparpiller notre concentration, ça devient impossible. L'écriture possède de multiples sens, pourquoi perdez-vous tant de temps à compliquer le message par vos frivolités ? Restez universel dans votre individualisme partagé.

17 février 2007

La force du mot

L'utilisation massive des mots tend à dénaturer la définition même du verbe. Les chats, les textos sont des outils qui nous pervertissent à la mauvaise utilisation, à la perte totale de vocabulaire, mais le plus important selon moi, la perte totale du sens et de la puissance verbale. L'homme tombe dans la déchéance où la singularité est raillée par la majorité, ou synonyme de domination sociale.

Plus la modernité avance, plus cette tendance au formatage des esprits s'opère avec une rigueur chirurgicale. Dans une période où les frappes médicales touchent les civils dans les pays d'orient, nous observons le même phénomène dans la langue même. En effet, ce n'est pas l'intelligencia qui a été bousculé par la déviance verbale, mais le citoyen lambda. C'est elle qui a mis en place ces différents systèmes commerciaux pour que le langage, puis la langue soient pervertis avec tellement de force, que revenir en arrière est impossible. La facilité étant la rigueur de la majorité, réfléchir aux compositions des mots, leurs accords, leurs définitions, sont lestés au fond de l'inconscient. Sachant que la modernité est le renouvellement perpétuel dans le paradoxe de la sauvegarde des cultures, la culture linguiste est mise de côté, puisque difficile. C'est d'un dépaysement lorsqu'une conversation s'entame sur un sujet, et, que votre interlocuteur ne parvient pas à donner un sens contextuel à un mot. Avant, cela le faisait passer pour un imbécile chronique, aux connexions synaptiques brouillées. Aujourd'hui, c'est d'un normal à faire pondre l'indigence minoritaire. Je parle ici de majorité, puisque je parle de la population jeune, future gérante de notre planête et de notre sytème (déjà que nos sociétés ont oublié la définition de "développement durable"). Ce qui trouble, c'est que dès lors nous possédons un vocabulaire au-dessus du seuil critique des trois cents mots de vocabulaire, nous passons pour des "êtres supérieurs qui se la pètent" ou pour des personnes au-dessus de la masse, un grand piedestal sous notre cul. Cela n'aurait jamais dû changer. Même si la société n'est plus basé sur le passé, mais vers le futur, je soutiens que sur ce point, il ne faut pas évoluer. Rajoutons du vocabulaire nouveau, sans détruire les racines du passé, puisque nous arriverons un jour à une langue unique mondiale, paliant tant les différences culturelles que nos particularismes.

Au-delà de faire ce constat accablant concernant la perte totale du vocabulaire, l'ébauche d'une perte sémiotique semble être le point le plus choquant qu'il soit.
Le mot possède une force, une puissance. Lorsqu'un mot est entendu, il est associé à une image ou un sentiment que nous avons vécu dans l'enfance (et non une définition), permettant ainsi de pouvoir les qualifier. Il n'est déjà pas aisé de pouvoir mettre des mots sur notre réalité, que la baisse du vocabulaire se fait sentir. Utiliser toujours un même mot, utiliser toujours une même définition, fait perdre la saveur du mot, il devient habitude. Comment rendre l'amour terne ? Il suffit de le répéter, il suffit de l'ancrer, il suffit de ne pas pouvoir mettre des mots sur la réalité ou sur la sensation que l'on vit, c'est-à-dire, posséder si peu de vocabulaire que l'on est restreint au distillat que l'on perverti avec ignorance. Il faut être plus synthétique, plus dynamique, plus rapide, plus journalistique, oubliant ce qui fondent nos sociétés, le sentiment. Le citoyen commence à perdre le sens des mots, et un mot sans sens ne peut exister. Il est donc relégué et remplacer par un mot plus simple, moins profond, moins pertinent, mais compréhensible par la masse. Le langage tend vers une langue de masse. Ce qu'avait déjà prédit Orwell dans 1984. Un mot n'est pas seulement une définition, un mot est une expérience qui traverse le temps pour en donner toute sa richesse. Mais aujourd'hui, on en évacue les majoritaires. Pour rester dans l'ignorance du passé. L'intelligencia commerciale comme fournisseur officiel de l'abrutissement collectif, la société s'enfonce doucement, mais sûrement dans la vase de l'ignorance collective.

La politique nous insurge de néologisme, comme si la langue ne possédait pas assez de vocabulaire. Alors que le néologisme est l'outil de la découverte innommée. La masse se fait avoir par le commerce et par la société "toujours plus vite, toujours plus bref, toujours plus clair", sans laisser place à l'imaginaire. C'est un constat accablant de voir qu'aujourd'hui, la population moyenne possède environ trois cents mots de vocabulaire, contre huit cents le siècle dernier.


08 février 2007

Incipit....

Tu te regardes quelques fois ? Tu écris de temps en temps ?
L'important, c'est le début. L'important, c'est la fin. Le milieu, c'est pour décorer ? Non. Cela mène le début vers la fin. Une évolution ? Si on veut.
L'important, c'est l'incipit. Accrocher le lecteur si on écrit. Accrocher le voyeur, si on s'affiche.
Conduire le lecteur pendant le milieu. Aguicher le voyeur pendant la vie.
Finir en beauté, avec une surprise si on écrit. Finir, c'est la vie...

Lorsqu'on née, on accroche.
Lorsqu'on vit, on conduit jusqu'à la chute (tenir en haleine).
Lorsqu'on meurt, on crée la surprise.

Notre vie, on l'écrit.

28 janvier 2007

Excuses ? Remerciements ?

Après relecture de la totalité de mes posts, je me rends compte qu'actuellement, je suis dans une période noire, créatrice de matière fécale sans post-réflexion, enfin, et pour être clair, de la daube en barre éco+.
Avant de continuer ce post, qui en soi n'a rien à dire sinon que de plates excuses, je souhaite évoquer ma condition actuelle. En effet, je viens de me faire opérer de l'appendicite, ce n'est pas grave, c'est une petite opération, j'en passe et des meilleures. Soit, mais ça fait un mal ! Ma concentration en a prit un coup, mon appêtit aussi. Ensuite, je veux faire une allusion aux divers commentaires que je reçois. En effet, ils sont de plus en plus nombreux et je souhaiterai vous remercier, toutes et tous de cette pertinence. Il demeure cependant plusieurs anonymes actifs qui aiguillent ma curiosité. Qui sont-ils ? Votre identitée m'intéresse, maintenant, la donnerez-vous ?

Je vous promets de reprendre mes écrits d'ici peu, lorsque mon ventre sera moins capricieux qu'un pot de confiture neuf. En espérant que votre assiduité ne tarira pas, je ne tarirai pas d'éloges à votre égard. La noirceur du moment sera, je l'espère, mit de côté pour me permettre, enfin, de reprendre les reines de mon encéphalogramme...
Vous saviez qu'être constipé avec des points de suture dans le nombril, c'était comme avoir une cicatrice sur l'anus ?

22 janvier 2007

nord

Comme une vague de peine, une vague de tristesse, qui transperse, traverse mon corps malade. Elle me fait vasciller et soudain, me fait ressentir cette envie qui me noue. Mon corps balbutie des signaux d'alertes mal compressés, une souffrance sourde qui me rend aigri. Chaque mot est à même de me faire souffrir, mon corps est au bord des larmes, mes larmes sont au bord du vase. Tout ne fonctionne pas, il ne me reste que le silence comme complice, l'ennui comme caverne, je n'arrive plus à sourire. J'ai mal, mais là où on l'attend, ce mal, il n'y est pas. Bien plus profond qu'une épine dans un pied, il est latent et attend son heure...
Au signal rouge rugissant son ruisseau de peine, j'atteind à peine la lueur de mon être. Se dominer est une règle que je ne suis plus depuis que j'ai fait acte de foi à l'écriture, celle qui exoce nos fantasmes, nos prières envers nous même, nos rires et surtout nos tristesses. Pourquoi aujourd'hui je perds le nord alors qu'hier j'enviais le sud ?

20 janvier 2007

Une journée éternelle de réalité

Huit heures, le réveil sonne me tambourinant la tête à coup de redondances aiguës.
Je me lève tant bien que mal, le ventre toujours aussi lourd, mon appendice toujours aussi malade. Aujourd'hui, je dois me faire opérer. Enfin. Enfin, on va m'enlever cet inutilité naturelle que représente cette poche de cinq millimètres, si peu.
Je me retrouve nez-à-nez avec une infirmière, rondellette à souhait, le visage aussi dodue que celui d'un enfant, d'une gentillesse à vous faire pâlir la timidité. Elle me pique, me rate. La veine se dérobe, dit-elle. Réellement, je m'en fou, ça fait mal, mes expressions le prouvent. Elle change de bras, pique, réussit, sourit, prend du sang, me perf', le bonheur. Je ne sens plus mon bras, complêtement anesthésié par le garot qu'elle m'a laissé pendant près de cinq minutes. Le sang me coulant à nouveau dans les veines, cette chaleur diffuse me brûle les doigts. Elle sort, cette infirmière en troisième année, qui fait son stage à la plyclinique St Jean, payée quarante euros la semaine, douée d'une aisance sociale, un charisme qui s'efface devant le médecin, qui renait de ses cendres devant le patient. Là, je me lève afin d'entreprendre la lecture d'un livre que l'on me conseilla, puis me pretta quelques semaines plus tôt.
Je noyais mes ennuis dans le délice passionné féminin de Cavanna. Le monde autours me parraissait livide face à cette lecture qui faisait naître en moi la divine présence de la femme, de ce Elle qui nous fait chavirer d'émois. Une écriture légère qui nous fait partir dans l'imaginaire physique. J'entends par là qu'il se différencie du livre que j'adorais. Celui-ci nous rend perméable l'imaginaire, nous nous représentons la lecture, alors que des auteurs comme Adam, Gavalda, nous rendent perméable l'imaginaire sensuel, le décors, on s'en fou car il est commun à tous, seul le sentiment est important. Cavanna, quant à lui, emporte tous mes sens grâce au seul directeur d'une lecture, et je me perds dans ses passions, ses fantasmes qui nous embôment tous, nous qui sommes homme, homme qui aime et qui désire. Je suis à demi conscient dans le monde qui m'entoure. Les murs blancs sales, le damier au plafond, la perfusion qui s'écoule dans mon bras rachétique, la chaleur ambiente qui me frigorifie, le va et viens du personnel hospitalier, mon corps malade, le lit pas assez relevé qui me scie la nuque, les lavabos, les compresses, les seringues, tout ça n'existe plus, je suis rongé par la réalité féminine, la réalité surnaturelle de Cavana qui me transporte dans des fantasmes lyriques étouffants. Ca réalité m'effleure comme un rosier qui me carresse de ses pics assérés et je me vois saisir l'instand de beauté qui existe dans tout un chacun. La femme est portée au lyrisme absolue, mais il ouvre la brèche dans l'humanité. Je me surprends à sourire, à rêver, à laisser ses trois heures de côté, en espérant qu'elle dure toute la journée, même avec une seringue dans le bras.
Le chirurgien passe et me fait l'éloge de ma lecture. Un italien, d'une classe nette et d'un accent mélodieu, il est une chanson à lui tout seul. Il me sourit, me prend à parti, me fait rire et me fait oublier que je suis là pour me faire opérer. Chaque allée-venu est un moment utilisé pour continuer cette dévorante lecture, comme l'on dévore le sein d'une femme, avec frénésie, découverte et technicitée non élaborée. On m'annonce la reconduite de mon opération à lundi, faute de lits. Cela ne me dérange point, j'ai mal, mais peu.
Je rentre chez moi, et je m'empresse de continuer la lecture... Juste pour parfaire le désir réciproque, celui de loup et de brebis. On la désire, mais elle nous désire tout autant. Une femme est bien plus qu'une perle, c'est une femme.

13 janvier 2007

la beauté

Nous voudrions pouvoir toucher du doigt la beauté, or c'est impossible. Nous le souhaitons car la beauté est inconceptualisable, incontextualisable. C'est comme le bonheur...